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Du recourt à la grève en France

Hier soir, me rendant comme à mon habitude à la gare de Bordeaux pour me rendre à Agen, je me suis trouvé face à un tableau des départ accusant d’un retard de 8h pour mon train. Autant dire qu’il était annulé. Il m’a donc fallut prendre un train tôt ce matin, m’obligeant à me lever à un pénible 5h40 plutôt qu’un agréable 8h00. Mais le monde n’appartient-il pas à ceux qui se lèvent tôt ?

Ces retards étaient dûs à un « un mouvement social extérieur à la SNCF ». Il s’agissait d’un blocage de 5 heures de la gare Paris Montparnasse par des infirmiers anesthésistes.

Généralement en cas de perturbation du trafic, je ne m’attarde pas de peur de croiser les habituels Mr Grincheux et Grognon en tout genre qui ne peuvent pas s’empêcher d’accuser en bloc les grévistes flemmards, les incompétents de la SNCF, les fonctionnaires farci d’avantages et tout autres hurluberlus gauchos a tendance révolutionnaire. Ces voyageurs bougons sont encore plus pénibles à mon goût que les retards eux mêmes.

Dans ces cas là, personne ne s’intéresse aux raisons qui poussent ces honnêtes gens dans la rue ou sur les rails dans le cas présent. Les médias s’étalent bien plus sur les conséquences : arrêt complet des train, 100 000 voyageurs touchés, une reprise du trafique progressivement à partir de la fin de soirée, …

Les revendications sont la non-reconnaissance de la spécialité d’anesthésiste par le protocole Bachelot et la protestation contre la possibilité pour des infirmiers n’ayant pas suivi leurs deux années de formation de pratiquer des actes d’anesthésie. Il faut actuellement suivre 3 années d’études pour le diplôme d’État puis 2 années d’exercice et encore deux nouvelles années de formation.

Généralement, les solutions prôné par nos Mr Bougon sont la mise en place d’un service minimum voir parfois la suppression du droit de grève -sic-. Mais comment dans ces cas faire pressions contre tout ces salops de patrons qui nous exploitent jusqu’à la moelle? En Allemagne, la grève est un recourt ultime dans le cas où les négociations échoueraient. En France c’est un préalable pour avoir la parole. Est-ce que ce n’est pas à ce niveau qu’il y a quelque chose à changer ?

En définitive, je ne sais pas si ces médecins anesthésistes vont obtenir ce qu’ils désirent, mais chose positive, ça m’a permis d’écrire un nouveau billet après un long moment de silence sur le Glob.
Sur ce, passez une bonne journée.