Warning: Creating default object from empty value in /home/bargeo/sd/glob/www/wp-content/plugins/bp-advanced-seo/bp-advanced-seo.php on line 182 Google crée sa monnaie. - LE GLOB DE BARGEO
 

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Google crée sa monnaie.

L’information n’est pas toute fraiche puisque ce nouveau service, Google Checkout, est sorti début septembre aux Etats-Unis. Mais j’avoue que j’étais alors passé à coté de celle-ci. Elle me parait toutefois suffisamment importante pour vous la présenter ici.

Google Checkout est un système de paiement en ligne, dont l’objectif plus ou moins déclaré est de détroner Paypal. Mais la devise utilisée n’est pas le dollars, ou la devise de votre pays. C’est avec une monnaie virtuelle (qui elle s’acquiert bien sur en espèces sonnantes et trébuchantes) qui sert à vos achats. En toute logique, cette monnaie virtuelle devrait être à terme utilisée par tous les services Google brassant de l’argent, notamment Adsense et Adwords.

Une autre grande différence avec les système de paiement en ligne traditionnels est la suivante : “Google va proposer un système plus souple, bien moins cher, avec du CREDIT online… En effet la transaction finale en monnaie “réelle” ou “officielle”, ne sera faite qu’une fois un montant d’achats / ventes atteint… C’est de la CREATION MONETAIRE par crédit mutuel, sur de faibles montants, ou autrement de la CREATION MONETAIRE PAR LE MICRO CREDIT !” source: Agoravox.

Signe des temps de crises ? Les monnaies virtuelles ou alternatives prennent de plus en plus d’ampleur. Facebook a créé la sienne : Facebook Credits. Le SEL, alternative locale basée sur l’échange de services prend de plus en plus d’ampleur. L’on trouve également sur Twitter les Twollars ou les Exploracoeurs, autres “monnaies” virtuelles ayant pour valeurs partage et humanité.

D’une manière générale, toutes ces monnaies se sont créées en opposition au système capitaliste actuel, mettant l’accent sur l’échange, le partage, le refus de la spéculation. Il s’agit de rendre à l’argent sa dimension d’objet simplificateur de troc, et non celle d’objet de culte et de puissance.

Le cas de Facebook est clairement différent : il s’agit plus, à mon sens, d’extorquer de l’argent sous forme de micro-paiements à des utilisateurs naïfs, en échange de services n’ayant aucune utilité.

Quand à Google, personne ne pourrait faire à cette entreprise l’injure de lui supposer la moindre attitude anticapitaliste. Le micro-paiement est, de manière très consensuelle, l’avenir de la monétisation du web. Quand au micro-crédit, c’est une solution pratique et indolore pour encourager l’individu moyen à étancher sa soif de consommation sans être rebuté par une quelconque incapacité à payer immédiatement. Associer les deux tout en maintenant l’usager captif de ses outils me semble d’une efficacité redoutable, et l’on ne peux que louer le génie de Google qui s’impose peu à peu sur toutes les facettes du web.

Mais pourquoi ce géant de l’internet utilise-t-il une monnaie virtuelle ?

  • Cela permet tout d’abord de réduire les frais de transactions associés de manière inévitable à tout transfert d’argent “réel”. Gain très certainement substantiel.
  • Les sommes ayant permit d’acheter des “crédits virtuels” peuvent également être être investies et “travailler” pour le compte de Google avant d’être reversées à l’utilisateur décidant de reconvertir son argent virtuel en monnaie locale. Vue le nombre d’utilisateurs utilisant des services Google sur le web, on peut supposer que cette réserve d’argent risque d’être élevée…
  • Pour finir, “last but not least” comme disent nos chers amis opposants au système métrique, l’utilisation d’une monnaie virtuelle permet de s’affranchir totalement des taxes diverses et variées instaurées par les états sur toutes les transactions (la TVA par exemple). Croyez moi, le gain ne doit pas être minime !

Avec la création de cette monnaie virtuelle, Google devient d’une certaine manière une banque mondiale. Voir même (seul le roi peu frapper monnaie) un nouvel état, non pas virtuel, mais numérique. La comparaison est certes fréquemment utilisée, pour ne pas dire galvaudée, mais tout cela ne vous rappelle-t-il pas un fameux bouquin de George Orwell ?