Aujourd’hui, on est le premier mai, jour férié appelé “fête du travail”. Je me demande un peu s’il n’y a pas un brin d’ironie dans ce jour férié en plus du traditionnel brin de muguet:

Premièrement, pour fêter le travail, eh bien…. on ne travaille pas. (Mais je ne vais pas m’en plaindre!). et puis, le mot “travail” vient du latin “trepalium” qui est un outil de torture. Quelle idée d’en faire une fête!

D’ailleurs, quand je vois les syndicats défiler dans la rue en criant, finalement, je me dit qu’il n’ont pas l’air de faire la fête. C’est curieux, la fête nationale ressemble pas mal à ça, sauf que c’est les militaires qui défilent dans la rue. Si ça ce trouve, c’est la même “fête”, version civile et version militaire. Les traditions françaises sont tout de même un peu bizarres. Soit dit en passant, j’ai vu plus de personne joyeuses pour la Saint-Patrick qu’aujourd’hui.

La seule fête d’ampleur nationale (ou internationale) que je connais ou les gens font vraiment la fête en restant fidèle au motif de festoyer, c’est la fête de la musique. Ça me rassure: moi qui suis musicien, je me dit que si c’est la seule valeur qui réussisse à rassembler tout le monde , je ne suis pas tout à fait à côté de la plaque.

En attendant, je trouve que le premier mai est avant tout une bonne occasion de profiter du printemps (quand il ne pleut pas, grrrr).

Allez, deux petites citation de Coluche pour l’occasion:

A la télé ils disent tous les jours : “Y a trois millions de
personnes qui veulent du travail.”
C’est pas vrai : de l’argent leur suffirait.

Le boulot y en a pas beaucoup, faut le laisser à ceux qui aiment ça.

2 commentaires

  • Rita (60 comments), le 2 mai 2010

    Pour la fete de la musique je veux bien, mais comme motif de festoyer t’oublie le fout.

  • barbemusicale (28 comments), le 2 mai 2010

    C’est vrai que le foot fait festoyer un sacré nombre de gens, mais j’ai l’impression que c’est moins universel: le foot intéresse plus les garçons que les filles (à l’exception de certaines escorte-girls), et plus certaines classes sociales que d’autres.
    Cela dit, je reconnais qu’à Marseille, la fête de la musique peut passer plus inaperçue qu’un grand match…

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