Le dette publique atteint le réjouissant chiffre de 86,6 milliard d’euros, c’est fun, non? Tout un chacun peut d’ores et déjà se réjouir; Sarkozy a tenu sa promesse, il aura tout fait pour réduire le déficit public et il fera tout pour continuer dans cette voie prometteuse. Mais, me direz-vous, 86,6 milliard, n’est-ce pas un tantinet astronomique pour notre brave pays? Comment se fesse fait-ce que ce chiffre est plus élevé de 50 milliard par rapport à l’an dernier à la même date? En conséquence, ne devrais-je pas plutôt parler d’une effarante augmentation? Je vais bien tout vous expliquer: ouvrez bien grand vos oreilles, mettez-vous à quatre pattes et attendez que ça passe, ça va vous faire du bien de comprendre la logique du plus apprécié des roi français.

L’endettement, parce-que je le veux bien!

L’argument basique de la droite en période électorale (c’est à dire tous les jours) pour expliquer que la gauche c’est l’axe du mal, c’est de dire: « vous voyez, ces robins des bois qui vous volent des sous en augmentant les impôts, et beh, tout ça, ça va dans la poche des fonctionnaires, et tout le monde sait que ce sont tous des fainéants. Tel une sangsue sur le corps social, le fonctionnaire vote à gauche, profite du système, fait grève, et ne peut jamais être licencié! » Vous l’aurez compris; le déficit public, ça vient des entreprises nationales, véritables plaies du monde moderne où le gaucho trouve refuge et prolifère. Le fonctionnaire coûte cher, très cher, car il rend service et ne rapporte pas un rond (beh oui, il est là pour rendre service…). Mais alors, je comprends plus. Pourquoi quand la droite est au pouvoir la dette publique augmente?

Sarkozy, le vrai robin des bois, celui qui pense au mérite:

Quand l’état emprunte de l’argent, il rembourse avec des intérêts; celui qui est content, c’est le banquier, les actionnaires aussi, eux qui travaillent dur pour gagner leur pain, tout le monde sait ça. Voyez comme ils sont inquiets et stressés.

Sarkozy aime ceux qui -gagnent plus sans rien faire- travaillent plus, c’est ses amis, il aime leurs donner du blé. Mais ça, c’est facile comme critique…

Sarkozy, le vrai libéral pour qui être chef, c’est avoir du fric:

Pour être chef, d’une entreprise ou d’un état (à vrai dire où est la différence?), il faut avoir une rolex, il faut avoir du fric et il faut éviter que quelqu’un que l’on n’aime pas devienne chef à votre place. Ou bien, et c’est là que toute l’intelligence du vrai libéral se révèle, il est toujours possible d’empêcher la gauche d’appliquer une politique de gauche. Si vous videz les caisses de l’état (hum, je croyais qu’elles étaient déjà vides celles-là…), il ne reste plus rien pour vos successeurs, plus possible de nationaliser. La seule ressource, c’est de privatiser.

L’endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d’action, conformément au projet “libéral” qui vise à réduire les états à l’impuissance, afin de laisser un champ d’action maximal aux entreprises. En appauvrissant l’état, l’endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l’inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une “solution”. source

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