Deux géologues (ou mercenaires, selon les sources ?)  français viennent d’être enlevés au Nord du Mali, et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) en aurait revendiqué l’initiative.

Cela porte à six le nombre de kidnappés français actuellement retenus dans la bande saharienne. C’est la guerre, la guerre des pauvres contre les puissances riches.

Ainsi, les personnes ciblées par AQMI travaillent pour Areva, Satom (sous-traitant d’Areva) ou seraient ‘mercenaires’ ou encore ‘hôtelier-honorable correspondant’ selon les cas. On se souvient aussi d’Antoine, qui travaillait pour une ONG d’aide médicale, et de son ami Vincent, décédés en janvier dernier lors d’une attaque française à l’arme lourde, contre leurs ravisseurs, à la frontière Niger-Mali.

Des cibles civiles faciles mais néanmoins représentatives d’un certain ordre des choses, un ordre mondial que les populations dénoncent de plus en plus massivement (financement mondial, ingérence médicale internationale, exploitation ‘sauvage’ des ressources etc..).

Pourtant, si les cibles semblent représenter les combats des populations, les causes défendues par les ravisseurs, elles, apparaissent  à des années lumières des préoccupations des nigériens ou des maliens.

En effet, dans cette logique d’enlèvements, véritable ‘guerre du pauvre’, quoi qu’on en dise moins cruelle et fatale qu’une bombe humaine, conséquence presque logique des décisions sarkozistes et du colonialisme latent qui continue son oeuvre, ce qui apparaît absurde, notamment, c’est la cause du combat de ces groupes d’hommes contre notre pays, ou ses institutions : en plus de l’habituelle enveloppe monétaire, AQMI exige le départ des troupes françaises de… l’Afghanistan !!!

Les africains n’ont-ils pas déjà suffisamment de combats à mener pour construire l’Afrique, pour en plus aller se battre pour d’autres causes et contrées si lointaines qu’ils ne les verront jamais ? C’est quoi, cette rançon exigée en Afrique qui ne prend même pas en compte les problèmes africains ?

AQMI s’en fiche pas mal du bien-être des populations, dans le cas contraire les ravisseurs exigeraient au minimum la sécurité des populations vivant autour des mines d’extraction d’uranium, par exemple, ou le départ des troupes françaises d’Afrique, autre exemple.

Evidemment, je condamne toute forme de violence physique, mais sur l’échelle universelle la violence de l’enlèvement reste moins violente que celle perpétrée par une arme lourde, ou légère. Ceci bien sûr, si les conditions de détention de l’individu restent dignes.

Mais ici non seulement les causes défendues par ces enlèvements ne sont pas africaines, mais en plus elles témoignent d’un endoctrinement extrémiste religieux très dangereux, contre lequel toutes les jeunesses doivent s’ériger.

Alors ça me donne envie de crier : Africain, réveille toi, Al Qaida, ce n’est pas ton combat !! Si tu te bats pour les afghans, tu crois qu’ils se souviendront de toi, après la guerre ? Comme les français se sont souvenus, trop tard, des tirailleurs sénégalais ?

La résistance est souvent dans le maquis, et il faut lutter pour nos droits, oui, mais attention ! Choisissons bien nos combats. L’Afghanistan n’est pas un combat africain, pas plus que français dans l’absolu.

Il faut botter ces brigands d’Al-Qaida, en-dehors de l’Afrique. Qu’ils attirent les foudres des grandes puissances armées ailleurs que sur le continent !

Et si ce n’est pas les africains qui décident de le faire, je suis à peu près sûre d’une chose : notre république actuelle n’hésitera sans doute pas à prendre rapidement des dispositions fatales. Pour l’économie d’un nouvel ordre mondial, le G20 a besoin de guerres…

D’ailleurs à cette heure ci, on a déjà commencé à envoyer des forces armées… Et avec les centaines de soldats  libyens actuellement en fuite dans le désert, il est fort probable que l’on commence à tirer à l’arme lourde bientôt.

Une logique bien triste, qui  ne pourra être stoppée que par l’Afrique elle-même.

A bon entendeur !

 

 

 

 

 

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