Statt Mensa vom SamstagUn bon resto, ça coûte cher. Tout le monde le sait. Et pour relancer une économie quelque peu défaillante en cette période de crise, toutes les fidèles du 20h de TF1 auront entendu un soir ou l’autre qu’il est essentiel d’améliorer le moral des ménages afin de relancer la consommation.

Fort de ce constat, Nicolas Sarkozy avait proposé une mesure fort sensée : baisser la TVA dans la restauration. Cette taxe, incroyablement égalitaire, car touchant indifféremment le riche et le pauvre, est donc passée, au 1er juillet 2009, de 19,6% à 5,5% pour le secteur de la restauration. Les restaurateurs, en toute logique, devaient donc tout à la fois, grâce à cette aide substancielle, baisser leur prix tout en augmentant leurs marges.

Grâce à cette baisse de prix, le consommateur, inévitablement, n’aurait pu que succomber à l’attrait d’un merveilleux diner au chandelles chez son cuistôt favori, relançant ainsi du même coup le moral de son ménage, l’économie, la consommation, et peut-être même la courbe de natalité de notre beau pays !

Hélas, force est de constater que cette baisse de la TVA n’a que très rarement eu pour corrolaire celle des prix de l’assiette dans votre restaurant favori.

La logique primaire d’une opposition implacable à dénoncer tout échec gouvernemental à appliquer efficacement ses réformes eu donc voulu qu’un haro immédiat et sans appel fut lancé contre ces odieux cuisiniers ayant l’outrecuidance de se gaver impunément au dépend de leurs pauvres clients.

Mais la gauche, résolument absente d’un débat d’une importance pourtant capitale pour notre démocratie reste coite. Et c’est Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritime qui lève courageusement ce lièvre, demandant au premier ministre un moratoire sur la baisse de la TVA à 5,5% dans la restauration.

Même si c’est de l’UMP que vient une critique que l’on aurait plus atttendu de la gauche caviar, rassurez-vous, le gouvernement réagit toujours avec autant d’à propos : Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au commerce, lui a gentillement expliqué qu’un moratoire n’était pas “envisageable”.

Il était pourtant simple à comprendre que sous le régime de Sarkozy, l’on ne critique pas la restauration !

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