Par George

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Discrimination positive

Que les ineptes contestataires de tous poils se taisent enfin ! Quand j’entends seriner d’immondes gauchistes que le gouvernement ne fait rien pour les jeunes, que certains membres de celui-ci seraient racistes, je ne peux que m’offusquer devant tant de mauvaise foi ! Que la récente déclaration de Nadine Morano, honorable représentante du peuple, fasse enfin taire les fâcheux cherchant insidieusement à répandre fiel et venin parmi la populace :

“Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers”.

Encore jeune, le béret à lenvers, manquerai plus quelle soit musulmane...

Encore jeune, le béret à l'envers, manquerai plus qu'elle soit musulmane...

Comment ne pas admirer une telle verve, une audace si exemplaire ? Réprimant courageusement le dédain que peux légitimement inspirer le jeune musulman, même s’il est “français”, lequel ne mérite généralement rien de mieux qu’un nettoyage au karcher, elle ose faire le pari de l’ouverture. Les classes les plus défavorisée de la population, les jeunes, musulmans de surcroit, ne peuvent qu’être touchés par un discours aussi accueillant !

Généreusement, elle prend soin d’expliquer à ces jeunes musulmans français ce qu’elle attend d’eux, afin de favoriser leur intégration. C’est un exemple magnifique de discrimination positive !

Plaignons juste ces jeunes non musulmans, ces musulmans non jeunes, ces musulmans non français ou ces français non jeunes… Eux n’ont pas bénéficié de cette ouverture d’esprit incroyable. Certes, ils auront licence de continuer à parler verlan, pourront garder leur casquette à l’envers, et rester au chômage. Mais il me semble certain que leur statut de français est dorénavant irrémédiablement compromis.

2 commentaires

  • Selim (1 comments), le 15 décembre 2009

    Bravo :)

  • Marmotte (16 comments), le 16 décembre 2009

    Ahlala, que de polémique…
    Je ne suis pas du tout d’accord. Au contraire, Nadine Morano n’oblige pas quelqu’un d’un autre pays à aimer la France (mais à la respecter ainsi que les valeurs républicaines qui vont avec, tout comme tout Français se doit de le faire lorsqu’il est à l’étranger).

    Lorsqu’on parle de “jeune musulman”, on fait référence à ceux qui ne sont pas encore adultes, ceux qui n’ont pas fini de se construire, les ados et les plus jeunes. Alors oui, bien sûr, on peut penser que c’est discriminatoire et que pour les ainés, il est trop tard, qu’on ne peut plus les aider et que leurs propres repères sont là, partie intégrante de leur personnalité. Ce sont leurs fondations, on ne va pas leur demander d’en changer maintenant. Car, quoi de plus dangereux que de perdre ses propres repères?

    Je trouve assez lucide et courageux de la part de Nadine Morano, de faire ce constat qui est un constat d’échec de l’intégration des personnes immigrées ou issues de l’immigration en France. C’est en faisant un tel constat que l’on peut essayer de penser les choses autrement, rectifier ce qui a apporté des conséquences à l’opposé de celles attendues. On ne peut pas nier aujourd’hui que les cités sont devenues des ghettos, véhiculant leurs propres codes et ne se fondant pas, ou peu, dans le reste de la société. L’ascenseur social est en panne dans ce pays. Le lobbying et les relations sont utilisées partout certes, mais en France plus qu’ailleurs. Que reste-t-il à un jeune issu de l’immigration, ayant obtenu ses diplômes dans le but de s’en sortir, et à qui l’on n’ouvre pas les portes de l’entreprise? Du fait de la consonance de son nom, du fait de son adresse, de ses relations inexistantes…
    A ce titre je vous invite à voir le film documentaire “Plafond de verre” de Yamina Benguigui, très très émouvant et dure (une partie peut-être visionnée sur You Tube). A l’époque j’avais assisté à l’avant-première. La plupart des personnes dans la salle étaient issues des quartiers dits sensibles. Le conclusion a été que, même si on critique le communautarisme anglais, la réalité est que le système d’intégration a fonctionné là bas. Il y a trois ans, le biger boss au sein de La City était un Indien, donc issu d’une ancienne colonie anglaise. Il est sûr que côté français, on imagine mal Danone, Renault ou autres dirigés par un français d’origine magrébine… A ce jour en tout cas. Espérons que les choses évolueront… Et pour ce, il faut casser les clivages.

    Pourtant, ces ghettos ont été le facteur de véritables utopies, vecteurs d’un socialisme utopique. Une des plus belles illustrations nous est offerte par Le Corbusier et sa “Cité radieuse”: une barre de béton dans toute son horreur. Mais il est vrai qu’avant ces habitations, il y avait les bidonvilles. Nous avons fais l’erreur de “parquer” ces populations. A ce titre, je vous invite à (re)voir le film autobiographique de Begag Azouz, Le Gone du Chaâba.

    Assumons nos erreurs et leurs conséquences sans incriminer ceux qui en sont le produit, mais en en tirant des conclusions positives pour le futur.
    Et une chose ne peut pas être niée, l’extrême fait depuis quelques temps un retour en Europe, les crises économiques ont également comme conséquences de stigmatiser des parties de la population. Je suis dans une boite multiculturelle (une des seules que je connaisse dans ce pays!) et je peux dire aussi qu’effectivement les personnes embauchées venant de ces milieux sont reconnaissantes et qu’elles ont elles, tout fait pour s’en sortir. Reste un problème : si dans cette entreprise il y a temps de métissage, c’est que les français rencontrant moins de problèmes à l’embauche (ceux qui sont “blancs”, même si je n’aime pas ce terme dans ce contexte)ne viennent pas ici. Car effectivement, seuls ceux ayant des difficultés au moment du recrutement peuvent accepter les salaires proposés… Il n’empêche, c’est un excellent tremplin pour eux car le but est de pouvoir mettre un pied dans le circuit et faire ses preuves. Après, le reste suit…

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