Un texte paru sur un réseau social, qu’il me semble important de partager

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En tant que Juif Africain, et l’heureux héritier de la sagesse millénaire de mon peuple, les Beta Israël, je voudrais faire quelques remarques sur notre concept de la Paix.

Dans notre langue, elle est Selam.La paix, comme chacun le sait est appelé en hébreu Shalom, et Salam en arabe.
Dans notre langue, elle est Selam.

C’est de là que vient le nom de Jérusalem. Jeru signifie héritage ou enseignements-émetteurs, tandis que Salem signifie la paix. Jérusalem signifie l’héritage de la paix. le nom du roi Salomon vient de la même racine. Il est «le faiseur de paix». Le Temple de Salomon à Jérusalem est le site du faiseur de Paix, dans la Cité de la Paix. Les Egyptiens pharaoniques ont vu le soleil comme leur dieu.

Certains autres ont choisi la lune, le ciel, les océans, le vent.Les Egyptiens pharaoniques ont vu le soleil comme leur dieu.
Sans cette sagesse il ne peut y avoir de paix véritable.Parvenir à la paix nécéssite la Sagesse, la Sagesse d’administrer la justice; c’est ce qui a été demandé par le roi Salomon comme seule grâce de Dieu.

Avec sagesse et justice, la sagesse au service de la justice, la paix, même entre les oppositions apparentes est le résultat.Dans les légendes liées au roi Salomon, il est dit que les anges et les démons étaient assis dans la paix ensemble à sa table, sous son commandement.

Notre voie est de chercher à maintenir cette diversité.L’Afrique est le continent où la diversité des cultures est la norme.

Maintenant, quand on veut être honnête, on peut dire d’emblée que la science de la préservation du patrimoine culturel et naturel n’a pas survécu en Europe, où toutes les cultures anciennes ont été littéralement balayées, y compris la culture juive.

Comment pouvons-nous éspérer que l’inspiration, les connaissances ou le modèle pour la paix provienne d’un tel milieu?

Si les parties en conflit qui recherchent la paix au Moyen-Orient, après 60 ans d’impasse sur le petit territoire d’Israël / Palestine, étaient sérieux dans leur quête, ils comprendraient qu’il faut inclure les dimensions culturelles comme éléments essentiels dans la définition de la paix.
La paix est liée à la connaissance de l’autre.La paix selon nous, ce n’est pas que la cessation des actes de violence agressive, et ce n’est pas se préparer à la guerre derrière un mur de sécurité.

Ce n’est pas un angle «religieux», mais un point de vue culturel.Pour nous, il n’ya pas de paix sans une telle reconnaissance.
Les chefs de tribus, les cheikhs, les rabbins, les Kessim.Nous disons amenez les aînés à la table.

Sans cette sagesse à la table, chaque partie se disent les anges et appelle les autres les démons.Amenez les gens qui peuvent honorer les autres pour raisonner et a délibérer pendant aussi longtemps qu’il le faudra.

Les impératifs qui viennent de points de vue extérieurs ne peuvent qu’ajouter à la confusion.

Ce que nous disons ici est important pour nous et pour beaucoup d’autres gens.

Pourquoi la perception de la population du Moyen-Orient n’est-elle pas prise en compte dans ce domaine? Par exemple, pourquoi les juifs qui viennent des pays arabes, ne sont-ils pas au premier plan des négociations entre Israël et les pays arabes?

Les Beta Israël sont fiers d’une culture qui a survécu pendant des milliers d’années. Nous avons été bénis de prospérer en Afrique, le continent de la diversité. Notre peuple a traversé de nombreux épisodes menaçant leur survie, mais la connaissance que nous étions porteurs d’un message, une méthode de vie sur la dignité humaine et la paix nous a permis de tenir fort. Quand on regarde le triste conflit entre Israéliens et Palestiniens, nous voyons le résultat de nier la sagesse des anciens, des deux côtés. Le débat est en train de tomber dans une spirale de blâmes. C’est un cas classique, connu un peu partout en Afrique. Les aînés des communautés sont absents des débats. L’importance est donnée au côté militant politique dont les intentions sont toujours de galvaniser les jeunes, et de justifier leur position en tant que combattants. La situation au Nigéria montre comment le débat politique est empoisoné, et répand par l’insensibilté et la récupération des motifs religieux, la fragmentation et les conflits violents. La dynamique de la paix nécessaire dans ces régions doit prendre la liberté culturelle et sa plénitude en compte. Le style impersonnel et générique de la diplomatie européenne n’a pas l’air réel pour cette partie du monde.

Le mouvement de de La Place de la Révolution à Tahrir a insisté sur sa méfiance à l’égard de l’Occident. Pourquoi? Précisément parce que la plupart des gens qui y ont participé ne croit pas que les intentions que l’Ouest a déclarées sont réelles; pour eux, ces intentions sont trop génériques, applicables à tout et personne, théoriques, et donc hors de contact avec la réalité, ou même suspectes, avec des arrière-pensées.
Qu’est-ce qui crée cette impression, si ce n’est pas l’ignorance ou la méconnaissance des cultures et des identités?
Peut-on se permettre de nos jours, des nouveaux conflits alimentés par une telle ignorance?

Qu’est-ce qui crée cette impression, si ce n’est pas l’ignorance ou la méconnaissance des cultures et des identités?

C’est pour cela que dans notre culture, les vrais héros d’Israël ne sont pas les combattants, ils sont les sages bâtisseurs de la paix.
C’est la Sagesse qui couronne un homme, pas sa bravoure à la guerre, parce que la sagesse le conduira à la paix.
Si les Israéliens et les Palestiniens aiment Jérusalem autant qu’ ils le prétendent, ils feraient mieux de commencer à méditer sur la signification de son nom. Cela devrait être une exigence minimale.

Par Emanuel Yerday

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