sarko-picsouEn apprenant l’annonce de notre très cher président, il y a quelques jours, d’un grand emprunt d’état, ma réaction première a été immédiate : “Encore une dette ! Comme si nous n’en avions déjà pléthore !”

Analystes, spécialistes, économistes de tous bords se font donc, depuis cette déclaration tonitruante de notre monarque favori, une joie de rivaliser de pédagogie afin d’expliquer au bon peuple pourquoi cet emprûnt est supposé, suivant les opinions de chacun, couler la France ou relever sa splendeur déclinante.

Je n’aurai pas la prétention de contredire nos brillantes têtes pensantes de l’Elysée, mais une chose me chiffonne toutefois :

Si je ne m’abuse, et pour qu’un emprunt soit attractif, le souscripteur est censé recevoir des intérêts, non ? Pour information, le taux d’intérêt pourrait avoisiner les 4% (confert lemonde.fr). Ce qui laisse supposer que notre merveilleux gouvernement, pour rembourser ledit emprunt, sera contraint de puiser une somme conséquente dans ses coffres.

Partons du principe que seuls les honnêtes citoyens ayant déjà quelques économies seront susceptibles de souscrire à cet emprunt. Dans un soucis de simplification extrême, appelons les : “les riches”.

Sachant que la principale source de revenu de l’état est la TVA, payée par l’ensemble des français, donc par une majorité de “pauvres”, il devient alors flagrant que le paiement des intérêts reversés aux “riches” sera effectué par les “pauvres”.

Cette démonstration est, certes, quelque peu simpliste, mais me semble toutefois couler de source. Considérant les baisses constantes de l’ISF ces dernières années, la prochaine étant déjà prévue pour 2009, cette nouvelle mesure exceptionnelle qu’est l’emprunt d’état reste dans la droite ligne de la politique budgétaire de notre chef de l’état.

En tout cas, nul ne pourra reprocher à Nicolas Sarkozy de ne rien faire pour la crise : il se démène tant qu’il peu pour que les riches ne soient pas trop durement touchés !