Par George

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Loppsi et fait divers.

Aujourd’hui, un petit fait divers enflamme la toile : A Lille, un élève de 3ème a hacké le serveur de son collège pour falsifier ses notes. Cette information est diffusée par l’AFP, Le Monde, Europe 1, Le Post, 20 minutes, et très abondamment relayée sur Twitter.

Hors il se trouve que, par le plus grand des hasards (et peut-être un intérêt personnels pour les métiers de l’information), qu’un grand nombre des personnes dont je lis la prose sur Twitter sont journalistes. Et qu’un des chevaux de bataille des deux derniers jours fut pour “militer” (le mot est peut-être outré) contre la loi Loppsi en interpellant Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique. Pour plus d’information sur cette “cyber-manifestation”, voir cet article de Fabrice Epelboin.

Sans grande surprise, nombreux ont été les journalistes à demander courtoisement à NKM le retrait de cette loi. Se servant quotidiennement d’internet et n’étant pas réputés stupides, les nombreuses dérives liberticides de celle-ci ne leur avait pas échappé.

Ne laissez pas vos enfants jouer aux legos. Activez plutôt le contrôle parental.

Mais pourquoi donc avoir fait leurs choux gras des exploits de ce petit pirate lycéen ? Quel intérêt réel pour le lecteur, si ce n’est celui de lui présenter le web comme une jungle dangereuse peuplée de criminels tous plus redoutables les uns que les autres ?

Ayant moi-même eu l’extraordinaire chance de travailler au sein d’un établissement scolaire, je n’ai que pu constater l’incurie dont était victime le réseau informatique de celui-ci. Nonobstant que cette situation n’ai rien eu d’exceptionnel, l’on peut raisonnablement supposer qu’il n’était pas nécessaire d’être un génie pour pirater le réseau de ce collège. Tout au plus un amateur éclairé ?

Je comprends le besoin de traiter suffisament de sujets divers et (a)variés pour alimenter un quotidien. Fallait-il pour autant faire un tel foin sur un sujet qui n’en méritait pas tant ?Lopp Ou y a-t-il une volonté d’apeurer un public crédule et iconoclaste afin de permettre au gouvernement de voter des lois répressives et liberticides sans créer trop de remous ?

6 commentaires

  • Clovis (1 comments), le 12 janvier 2010

    Je n’ai pas vraiment suivis le débat sur la loi Loppsi depuis quelques temps… Mais il faut avouer qu’en ce qui concerne les lois liberticides en matière d’informatique ou vis-à-vis d’internet, sont de plus en plus récurrentes et presque imposé en force par les hommes à la tête d’un gouvernement qui confond encore sa machine à écrire avec un ordinateur…

    Bref, tous ça pour revenir à ta remarque sur les réseaux des établissements scolaires : la plupart du temps, ils sont bricolés par un enseignant éclairé, donc pas franchement sécurisés… Dans ma scolarité, j’ai pénétré dans les systèmes de tous les lycée où j’ai été. J’ai rien fait, c’était pas mon genre, je défi c’était de trouver la faille du système (un vrai Black Hat ^^). Alors quand je vois le foin que ça fait quand c’est relayé par la presse, ça me fait bien rire.
    Je connais beaucoup de gosses qui touchent en informatique, mais aussi beaucoup d’entre eux qui en profiterai bien pour se faire un petit billet de temps en temps en changeant les notes d’un camarade.

    Tout ça pour dire que ce sont pas les lois qui protègent les architectures réseaux, mais un informaticien qualifié !

  • barbemusicale (28 comments), le 12 janvier 2010

    La seule chose dans cette histoire que je trouve intéressant à mettre sur la scène nationale, c’est surtout le fait que les établissements scolaire n’aient pas de réseau corects, et que c’est généralement par manque de moyen et de personnel qualifié.
    Après tout, des élèves qui falsifient leurs bulletins et qui se font prendre, il y en a dans tout les collège (et toutes les classes), et ça ne finit pas pour autant dans la presse, même locale… Là où ça doit les gêner un peu, c’est que si ça ce trouve, les comptes de l’établissement sont sur le même réseau, et quelques autres données un peu plus sensibles que les bulletins de vote, salaire, notes (rayer les mentions inutiles). Imaginez un instant la gueule du comptable, si il découvre sur ses fichiers que le collège a -théoriquement- acheté des revues pornos à la place des chaises, des lances-flammes à la place des boites de craies, etc…
    Déjà quand on ramenait le bulletin à la maison, il y en avait pour rajouter des 0 après le 2 (ou des 2 avant le 0 suivant si on a fait un bon devoir ou pas) etc… Sauf qu’à l’époque, les enseignants exigeaient le retour des copies avec la signature des parents. Bref, c’est le jeu du chat et de la souris, pas de quoi fouetter un chat (ni un collégien).

    @clovis: Chht, leur donne pas de mauvaises idées, tu va descendre le monopole de ceux qui le font déjà.

  • SuperRefMan (6 comments), le 18 janvier 2010

    On sait très bien pour qui et pourquoi elle a été voté. Elle est censée faire peur, ravir certaines sociétés et quoi d’autres?

    Du vent, plus de possibilité de répressions… C’est malheureux.

  • Luigi Fulk (1 comments), le 16 février 2010

    c’est cool ton site !

  • streetwear (1 comments), le 23 août 2010

    Il s’agit plus d’une façon d’apeurer la population internet, un peu comme lorsque TF1 nous montre des voiture qui brulent…

  • Ordinateur de Bureau (2 comments), le 5 septembre 2010

    Tres intéressant.

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