Par George

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Maître Eolas censuré par HADOPI

Comme tous les matins, je suis en train de faire le tour de la blogosphère, me tenant ainsi à jour de l’actualité. Parmi les blogs que je lis régulièrement, celui de Maître Eolas, juriste reconnu pour ses prises de position critiquant fréquemment les dérives judiciaires du pouvoir en place.

Quelle n’a pas été ma surprise ce matin en découvrant que ce blog de référence n’est aujourd’hui plus accessible !

Hadopi est passé par là, le censurant sans vergogne.

Voici ce qu’on peut lire quand on tente d’y accéder :

“AVIS DE SUSPENSION PROVISOIRE
(Art. L. 331-38 du Code de la Propriété Intellectuelle, Art. 143 de la loi n° 2011-267 du 14 mars 2011 d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure)
Par décision en date du 01/04/2011, la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet a ordonné la suspension pour une durée de 24 heures du blog “Journal d’un avocat” (http://maitre-eolas.fr) au motif de la constatation par procès-verbaux dressés par les agents assermentés visés à l’article R.331-36 du CPI, et ce de manière réitérée, que ce service de communication au public en ligne a été utilisé à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d’oeuvres ou d’objets protégés sans l’autorisation des titulaires des droits prévus aux livres Ier et II lorsqu’elle est requise, en l’occurrence le plagiat par plusieurs billets de larges extraits de l’oeuvre ISBN-13: 978-2246734017 (Titre : Je vous fais juges ; Editeur : Grasset ; Auteurs : C. Askolovitch et R. Dati).
Cette décision est exécutoire de droit par provision au seul vu de la minute transmise par voie électronique à l’hébergeur, la société Typhon SARL.”

La loi Hadopi nous avait été vendu comme devant permettre de lutter contre la cyber-criminalité, et plus particulièrement la pédo-pornographie. Nous avons maintenant la preuve irréfutable qu’il ne s’agissait ni plus ni moins que de mettre en place la censure du net contre les opposants au pouvoir.

Oui, nous vivons bien en démocrature.

[Edit] : Je ne suis pas encore bien réveillé, je ne m’étais pas rendu compte que nous sommes le 1er Avril. Toutes mes excuses aux lecteurs que j’ai inutilement apeuré. Et félicitation à Maître Eolas pour ce poisson que j’ai avalé sans sourciller !

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