Face aux dérives et autres abus de pouvoir de nos dirigeants, une piste de solution pour les prochains mandats évoqués par quelques opposants candidats aux présidentielles de 2012 : Il faut passer à la sixième république.

Changer la constitution française, oui, mais pour aller vers quoi ?

Depuis l’ère chrétienne, ce sont des hommes qui nous dirigent. Des hommes aidés par d’autres hommes. Les femmes, grandes bannies de la caste du pouvoir officiel pendant des siècles, souvent soumises à la force physique du mâle, n’ont finalement bénéficié que de très peu de possibilités de développement personnel avant notre génération.

Mai 68 a marqué le coup du changement. Les femmes, désormais, peuvent bénéficier (presque) des mêmes droits que les hommes, en tous cas en France. Les environnements sont encore parfois sexistes, nous devons encore faire face à des comportements de primates où la raison n’a pas d’existence,  mais globalement je ne me plains pas. Les hommes commencent à comprendre que loin d’être inférieures, nous sommes complémentaires.

Cette théorie est largement confirmée par les avancées de la neurobiologie, notamment, qui identifient les différentes zones d’activité cérébrale humaine au cours de la transmission d’une information. Lorsque deux pôles s’activent chez l’homme, cinq à sept pôles créent de l’énergie dans le cerveau de la femme, pour une même information. La somme de l’énergie dégagée chez les deux genres est sensiblement équivalente, mais répartie différemment. Cette observation confirme que les hommes et les femmes n’ont pas des préoccupations identiques.

Nous sommes différents. Différents et complémentaires. La femme avec son système neuronal dispersé, l’homme dont l’attention se révèle plus binaire constituent les deux composantes principales de notre espèce, même s’il existe –heureusement- des exceptions naturelles.

Dans ce cas, comment imaginer intelligemment qu’un homme –‘correspondant à la moyenne observée’- saurait se mettre à ma place, saurait comprendre ce qui me préoccupe réellement ?

De la même façon, comment imaginer avec raison que moi –femme moyenne ayant tendance naturellement à la dispersion de mon activité cérébrale-, je saurais me mettre à la place d’un homme dont les préoccupations sont généralement binaires ?

A l’échelle mondiale, il y a quasiment autant d’hommes que de femmes. L’homme et la femme. Le Yin et le Yang. Le jour et la nuit. L’eau et le feu. Le bien et le mal. Deux composants pour l’équilibre.

A l’échelle individuelle, les femmes se révèlent Repos ou Tracas de l’homme, et vice-et-versa. La famille apparaît équilibrée lorsque la cellule homme + femme est solide.

Alors, je suis d’avis que nous devrions nous inspirer de l’équilibre pour élaborer nos constitutions. Ce n’est pas un humain qui devrait représenter notre peuple, mais deux humains représentant l’équilibre : un homme + une femme.

Trop de pouvoir pour un humain, l’Histoire et l’actualité le démontrent, le rend souvent fou… J’ose croire qu’un humain soumis au consensus d’une moitié complémentaire, à l’équilibre d’une pensée différente disposant d’autant de pouvoir que lui saura mieux sagesse garder.

En revanche, lorsqu’il s’agit de politique et de pouvoir, il est un fait que les rapports intimes sont plus que néfastes à l’aptitude des humains à garder leur sang froid. Aussi apparaît il sans doute préférable que ce pouvoir à deux têtes ne soit pas cellule familiale ou intime.

Dans la pratique, Carla ou Bernadette disposent de presque autant de pouvoir que leurs présidents de mari. Pourtant personne n’a voté pour elles ; mais la cinquième constitution leur octroie le droit de nous représenter.

Elire une femme & un homme –sans accointances intimes- à la tête d’un pays permettrait une meilleure prise en compte des préoccupations féminines et masculines, un meilleur équilibre, j’en suis convaincue.

 

« Il faut oser inventer l’avenir. » Thomas Sankara

 

A lire également :

    Aucun résultat

18 commentaires

  • florent (47 comments), le 22 juillet 2011

    Séverine je te conseille de lire la Constitution de la Vème république (en particulier la Constitution commentée par Guy Carcassonne, environ 10 euros) car tu découvrirai que l’exécutif est Bicéphale, le Président de la République et le premier ministre forment un tandem institutionnel.
    Sache également que l’Élysée fourmille de fonctionnaires, de conseillers, de consultant, le chef de l’État est à mille lieues d’être seul.
    Il est vrai que le président tranche seul, il en a presque toujours été ainsi, et les exceptions ne sont pas de bons exemples:
    César Crassus Pompée, le second triumvirat, le consulat, et plus tard les régimes d’assemblée qui à l’exception de la Suisse cachaient en réalité des dictatures à l’image de l’URSS.
    Malgré l’idée que tu te fais, le conjoint du Président de la République n’a aucun pouvoir aussi bien dans les textes que dans la pratique, il suffit pour s’en convaincre de connaitre les idées de Danièle Mitterrand pour se rendre compte qu’elle n’a jamais partager le pouvoir avec son mari. Il est arrivée que’ les épouses des chefs d’État exercent une influence sur leurs maris, mais elle était plutôt minime et portait sur des domaines mineurs.

    L’idée d’intégrer la réalité biologique dans l’exercice du pouvoir parait sinon nécessaire au moins pertinente. Mais je ne pense pas qu’une réforme constitutionnelle soit une réponse adaptée.
    Cela revient à porter atteinte partiellement au choix des électeurs, le système des partis nous attribuant déjà un choix limité de candidats aux élections présidentielles que certes les primaires, et c’est heureux, tend à élargir.
    Ce type de réforme changerait la nature du scrutin présidentiel, en instituant un ticket mixte, le rapport symbolique n’est le même. Inutile de comparé ce type de ticket avec le ticket américain, car au pays de l’Oncle Sam le vice président ne dispose de quasiment aucun pouvoir.
    Surtout la base de cette évolution doit être sociologique, dans ce cas le Droit ne peut pas être la locomotive des mœurs. D’une part à cause d’un échec plus que probable, voir celui de la Loi de la parité électorale, d’autres part pour éviter de créer une bulle de parité dans une société où la femme ne trouve pas encore l’égalité espérée.

    J’aimerai pour terminer m’élever contre l’usage excessif du terme “sixième République”:
    Quiconque connaissant un peu l’histoire constitutionnel du pays sait à quel point la Constitution du 4 octobre 1958 est un bijou. Ce régime résiste à l’essentiel des cas de figure et sait évoluer. La France a depuis 1791 usé d’entre 15 et 20 Constitutions, alors que les USA ont la même depuis 1787 à laquelle il a été rajouté une vingtaine d’amendements.

    Une Constitution doit être courte et obscure. L’Abbé Sieyès

  • barbemusicale (28 comments), le 22 juillet 2011

    Il y a des idées qui me plaisent. Seulement, j’ai quelques objections à faire:
    Si deux personnes de sexe différent nous représentent, il y aura inévitablement des désaccords qui vont se créer. Est-ce que cela ne risque pas de provoquer des tensions entre les hommes et les femmes?
    Si il y a une décision urgente à prendre, ne risque-t il pas d’y avoir une inertie dû au temps nécessaire à la concertation?
    Ne serait -il pas mieux, au lieu d’avoir un homme et une femme, d’avoir un groupe d’hommes et de femmes, afin d’éviter une dualité?
    Comment expliquer le déséquilibre actuel entre hommes et femmes chez les élus alors que les femmes ont les même droit de vote et d’éligibilité que les homme? Les femmes ont elles plus confiance dans les hommes que vice-versa? Pure tradition? Est-ce les hommes ont un tempérament qui leur permet d’être plus combatif lors d’une campagne électorale? Est-ce que les électeurs estiment que prendre des décisions est une tâche où les hommes sont plus à l’aise? Est-ce que les hommes préfèrent être mis en avant alors que les femmes sont plus en retrait même si elles participent aux décisions par le biais de leur conjoint?

    En tout cas cet article a le mérite de poser des questions intéressantes, et de proposer une réponse qui mérite une réflexion.

  • hidalgo (119 comments), le 23 juillet 2011

    Tout à fait d’accord, très intessant article soulevant de nombreuses nouvelles questions que je ne m’était jamais posées. Cette parité du pouvoir que tu suggère est, conceptuellement, attirante, mais dans les faits, il y a un long chemin devant nous à parcourir avant de pouvoir mettre cette idée en pratique. Mais les reflexions sur ce sujet sont déjà un premier pas non?

  • Seve (5 comments), le 23 juillet 2011

    @ Florent : la Vème a été mise en place par De Gaulle, condition sine-qua-none à sa prise de pouvoir, et vise spécifiquement à allouer un pouvoir quasi-absolu au chef d’Etat. Le premier ministre, dans les faits, et c’est particulièrement visible depuis l’ère Sarko, ne dispose que du pouvoir que le chef veut bien lui laisser… Quant au pouvoir du conjoint du chef, détrompe-toi. Si tu voyais la déférence et l’écoute dont bénéficient ces dames dans tous les milieux… Elles sont reines, à l’instar de Madame Obama, pendant la durée du mandat de leur époux.
    @ Barbemusicale : Oui, il y a un certain nombre d’embuches sur le chemin de l’équilibre, de la parité. Et l’embuche la plus évidente réside certainement dans le changement des mentalités. Mais (presque) rien n’est impossible à l’humain. Nous traversons une période pas simple pour les hommes qui craignent de perdre leur masculinité face aux revendications d’équité des femmes. Des mouvements féministes les acculent, les culpabilisent, plusieurs en perdent leur virilité… Pourtant s’il y a bien une constante dans l’Histoire de l’humanité, c’est bien le couple. Comment considérer un foyer équilibré sans les apports complémentaires masculins et féminins ?
    Les femmes ne sont pas au pouvoir malgré les lois de parité ? Oui, c’est vrai. C’est encore un combat à mener. La dureté des rapports entre politiciens, les coups bas, les intérêts financiers dépassent souvent les femmes qui, nous l’avons vu, ne réfléchissent pas de la même façon que les hommes. Notre système cérébral ne nous permet pas toujours de trancher; trop d’informations circulent, parce que nous prenons en compte tous les aspects d’une situation. C’est justement de cette différence là dont je parle; cette complémentarité d’approche. L’homme seul ne vaut pas mieux que la femme, et vice-versa. Mais ensemble, on crée une famille…
    C’est l’homme qui aujourd’hui a le pouvoir en France. Pour parvenir à ce qu’il le partage avec la femme, c’est les mentalités masculines qu’il faudrait bousculer. Vous n’allez pas lâcher l’affaire aussi facilement… ;-)
    @Hidalgo : Merci. Continuons à réfléchir en binôme donc, la solution est bicéphale et dans la discussion.

  • florent (47 comments), le 23 juillet 2011

    Pour la cinquième République, c’est beaucoup plus compliqué et je ne vais pas me lancer dans une réflexion de Droit constitutionnel sur les articles 20 et 21 et l’arbitre qui est devenu capitaine, ainsi que sur la géométrie variable du tandem Président et Premier ministre, de la cohabitation en passant par les contrastes de la concordance de majorité, de Sarkozy-Fillon à Mitterrand-Rocard.
    Le sujet est bien trop vaste et je ne veux pas le saborder en quelques lignes.
    En ce qui concerne le pouvoir du conjoint du Président de la République je réitère.
    Tu confonds protocole et compétence d’attribution.

    art 20:

    « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation.

    Il dispose de l’administration et de la force armée.

    Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50. »

    art 21:

    « Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement. Il est responsable de la Défense nationale. Il assure l’exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l’article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.

    Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres.

    Il supplée, le cas échéant, le Président de la République dans la présidence des conseils et des comités prévus par l’article 15.

    Il peut, à titre exceptionnel, le suppléer pour la présidence d’un Conseil des ministres en vertu d’une délégation expresse et pour un ordre du jour déterminé.»

    note: ici le terme gouvernement désigne le Premier ministre et les ministres, il exclut le Président de la République.

    Pour information Séverine je suis étudiant en Droit, et je m’intéresse beaucoup au Droit constitutionnel et au Droit administratif.

  • Sève (5 comments), le 29 octobre 2011

    Superbe ton copié collé de la constitution française Florent.
    Mais dis moi, la dedans, où est la place de la femme ?

  • florent (47 comments), le 29 octobre 2011

    Le copié collé t’était destiné pour que tu puisses prendre connaissance des institutions dont tu parles sans en connaitre les principes.
    La place de la femme n’a aucun intérêt quand il s’agit de la gestion d’un État, seul importe l’intérêt général.
    Il faut vraiment être naïf et plus ou moins inculte pour penser que les femmes vont adoucir le pouvoir, c’est ignorer Maggie Thatcher surnommée “Iron lady” ou encore “TINA”: There is no alternative, ou encore fermer les yeux la fermeté d’Angela Merckel.
    Visiblement, la politique spectacle a fait une nouvelle victime…
    Quand on connait pas Yolande d’Aragon ou la Grande Catherine on cite Michelle Obama.

    Je ne me fais pas de soucis, pour la place de la femme, quand je regarde les bancs de mon amphi, 70 % de femmes dans une des facultés les plus réputées de France…

  • toto (96 comments), le 30 octobre 2011

    oh ben flo, comme une envie de pas etre nice la d’un coup. bon bon bon. ben tant mieux, te fais pas de soucis alors hein.

    “La place de la femme n’a aucun intérêt quand il s’agit de la gestion d’un État, seul importe l’intérêt général.”
    ca c’est beau, on dirait du veau.
    (j’vais pas t’apprendre la vie (un chouya) mais il se trouve que la femme fait genre 50% de la pop (un truc de ouf) et il se trouve aussi que (incroyable je te jure) on est vachement infériorisées (nan, te sens pas visé va, regnegne))

    @severine : j’dirais DTC en gros hein (j’rep a la question a la place de). (j’suis pas subtile le dimanche, je sais)

  • toto (96 comments), le 30 octobre 2011

    jre débarque. Flo, quand la politique est menée essentiellement par des hommes, ben (j’refais de l’obvious hein) incroyable, ils se preoccupent plus de leurs problemes de mecs. Et ca fait des choses jolies comme tout, des planning familial qui ferment, des creches qui ferment, des tas de trucs pas jojo en fait. Et la meuf dans tout ca, ben, sous representée, sous estimée, elle trime PLUS qu’un mec. Et de naissance.
    (fan zut flute, on se reveille un peu)

    pour le “naïf et plus ou moins inculte” scuses moi, mais euh. voila, je dis rien hein. nan mais si j’commence a te sortir des trucs (tu veux des liens, tiens t’as gagné (j’vais en chercher

    http://lmsi.net/La-repartition-des-taches-entre,703
    De l’importance des mots > Distribution et redistribution de la parole
    La répartition des tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la conversation (Troisième partie)
    (t’as le droit de lire toutes les parties meme. Pi après tu diras : ah ben c’est pas faux tiens donc.
    voila.)))

  • florent (47 comments), le 30 octobre 2011

    Toto, dans la notion d’intérêt général, il y a les crèches, le planning familiale…
    Je reformule:
    Le sexe des gouvernants n’a aucune importance quand il s’agit de la gestion d’un État, seul importe l’intérêt général.
    Bref peut importe qui tient le guidon du moment que ce soit le meilleur.
    Les filles, ne vous faites pas d’illusion, surtout ne réagissait pas symétriquement aux vieux phallocrates anti-suffragettes d’antan en pensant que parce qu’une femme serait à la tête de l’État on serait automatiquement et par un espèce de miracle bien mieux gouvernés.

    Souvenez vous: Edith Cresson, Rachida Dati, Michelle Alliot-Marie, Rama Yade (un peu opportuniste et capricieuse quand même, comme pas mal d’hommes politiques), Ségolène Royale, et pour ceux qui ont de la mémoire Marie France Garaud, quand tu fais l’inventaire tu te dis que c’est pareil que les hommes.

    Pour les crèches qui ferment et le planning familiale je dirais plutôt que ces problèmes concernent les femmes seules et plutôt dans la merde, ceux qui en bénéficient feront beaucoup moins de bruit si tu sucre ces services pour faire des économies que si tu rognes sur le treizième mois d’un retraité de la RATP ou d’un parlementaire. Les plus vulnérables sont souvent les plus silencieux.

    Toto, je me demande pourquoi tu ne m’as pas attaqué sous l’angle, les crèches, le planning familiale c’est d’ordre de l’intérêt général.
    Et je pose cette question aux femmes: “Puisque vous nous éduquez, vous ne nous ouvrez pas l’esprit?”

    “Nous sommes une génération d’hommes élevés par les femmes, je ne crois pas qu’une autre femme soit une solution à nos problèmes.”
    Tyler Durden

  • toto (96 comments), le 30 octobre 2011

    ah tiens, citation pour citation :

    L’homme fait des enfants par orgueil. Et par une sorte d’orgueil d’une imbécillité remarquable, un vrai sentiment de sauvage, une obscurité incroyable de jugement. Il fait des enfants pour apporter la preuve de sa virilité. [...] Ce sont ses couilles que le père adore dans ses enfants.

    Car je ne pense pas qu’un homme en puisse guider un autre.
    (aragon)

    (tu sais pour vous éduquer, on fait ce qu’on peut hein (je dis ca je dis rien ;) ))

    Après que les tetes de cons au pouvoir soient hommes ou femmes, je te l’accorde, sur le fond y’a similitude.

    (oh pi pour l’angle d’attaque, y’en avait tellement ;) )

    (allé ils étaient bien les textes que j’ai filé)

    (ceci dit du fight club, jveux bien, jveux bien)

    (ceci dit les plus vulnérables sont silencieux, mais c’est parce qu’ils en ont un peu marre de causer dans le vide hein (ben ouaip, ben ouaip))

    Allé, bon dimanche :)

  • florent (47 comments), le 30 octobre 2011

    “Face aux dérives et autres abus de pouvoir de nos dirigeants, une piste de solution pour les prochains mandats évoqués par quelques opposants candidats aux présidentielles de 2012 : Il faut passer à la sixième république.”

    Pour information, d’un strict point de vue juridique Nicolas Sarkozy n’a commis jusqu’à nouvel ordre aucun abus de pouvoir (mise à part peut être la lettre adressée fin juillet aux parlementaires)

    L’idée que le pouvoir est par nature un abus de pouvoir pour être ni erronée, ni inintéressante recouvre tous types de pouvoir sans discrimination.

  • toto (96 comments), le 30 octobre 2011

    ben j’me dévoue, j’fais présidente avec george, ok ?

  • toto (96 comments), le 30 octobre 2011

    t’es un peu pète minou quand même flo (tavu j’dis pas pete burnes)

    (out for me)

  • Sève (5 comments), le 31 octobre 2011

    @Florent : le modèle qui me semble intéressant, c’est un modèle de commandement bicéphale, un modèle où les préoccupations des personnes, femmes et hommes, pourraient être mieux appréhendées par des personnes, des cellules qui leur ressemblent.
    A l’instar de l’indéfectible couple H+F que nos attirances générales, croyances, us et coutumes -voire la nature-, depuis des millénaires, proclament ‘équilibre’.
    Même si les rôles masculin/féminin tendent à se rapprocher voire à s’entre-mêler ces dernières années en Occident, il est un fait qu’au sein d’un foyer les tâches et domaines de chacuns demeurent généralement l’apanage de l’un ou l’autre, et cette répartition s’effectue plutôt naturellement, tenant compte de plus en plus des préoccupations et possibilités de chacun.

    Aussi, j’ai du mal à comprendre que tu puisses rejetter si virulemment l’idée -certes nouvelle- d’un commandement, d’une gestion étatique à l’image de ce qui constitue le socle de nos sociétés.

    Il m’est avis au contraire que si chaque décision importante était soumise à l’obligation de concertation pour accord entre deux individus de pouvoir, chacun représentant une composante de la nature humaine, alors certains ordres seraient sans doute empreints de davantage de sagesse.

    La sagesse -ou la justice- n’est elle pas souvent représentée par un balancier trouvant en son centre la stabilité ?

    Quant à tes conclusions hâtives -voire tes agressions- sur l’indigence de mes connaissances, je réponds que je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien… C’est pourquoi je cherche à apprendre, par le dialogue et l’échange nottament, avec mes pairs et avec les autres, chaque jour, essayant de ne pas penser que tout ce que l’on a tenté de m’inculquer sur les bancs de l’école constitue la stricte et immuable vérité. Refléchir par soi-même et avec les autres, tenter de proposer des modèles nouveaux afin de participer -humblement- à la construction d’un monde plus équitable pour tous, c’est cela que je recherche.

    @Toto : Et oui, ‘le bon père de famille’ ou ‘Paters Familias’ est encore utilisé, 200 ans plus tard, par les juristes comme mètre étalon pour définir, dans un contexte donné, la norme comportementale en se rapportant à un individu de référence. On a encore beaucoup de chemin à faire avant de parvenir à l’équilibre…

  • florent (47 comments), le 31 octobre 2011

    Severine

    C’est la divinité Dikê qui est représenté tenant une balance, elle représente l’idéal d’une recherche du respect d’un ordre naturel supérieur: l’équilibre du cosmos et par conséquence le rejet de la démesure…

    Les notions de pater familias et de bon père de famille n’ont strictement rien à voir.
    La première désigne la fonction, les pouvoirs du chef de famille, autrement autrefois appelée “puissance paternelle”.
    La seconde est une fiction juridique décrivant un comportement raisonnable.

    Si c’est la terminologie qui te met mal à l’aise, on a remplacé le terme le plus important de “puissance paternelle” par “autorité parentale”. Pour le “bon père de famille” une fiction étant une fiction sans réelle valeur juridique, elle appartient au passé, on a pas rasé le Château de Versailles en 1793, alors gardons l’expression.

    Je rejette ton idée car la Vème est une des meilleure Constitution que la France ait connu, et puis car comme je l’ai expliqué plus tôt, si le pouvoir doit être divisé selon l’idée de Montesquieu, il ne peut être multipolaire, j’avais déjà évoqué les échecs des triumvirats et du consulats, de plus l’effet de la monarchie parlementaire a été de tuer la monarchie, car un pouvoir grignote toujours l’autre. Le pouvoir va toujours au pouvoir. Sans parler du besoin de rapidité d’action qui a eu pour effet de déplacer le centre de gravité du pouvoir du législatif vers l’exécutif.
    La Constitution de 1958 à la vertu de pouvoir faire trancher les questions par un seul ou par tous, par la voie référendaire.

    Si tu devais changer d’avis et par exemple donner compétence générale à la démocratie directe par la voie du referendum, alors là nous trouverions un terrain d’entente…

  • Sève (5 comments), le 1 novembre 2011

    La democratie directe par voie de referendum, de consultation reguliere du peuple, oui, l’idee me plait absolument.

    J’ai toujours pense que les idees valent souvent mieux que les humains, et que nous gagnerions a voter pour des idees.

    Dans la pratique, je ne vais pas t’apprendre -puisque tu le sais deja certainement- que depuis 1958 le referendum a ete utilise 5 fois par De Gaulle, 2 fois par Pompidou, 2 fois par Mitterrand, deux par Chirac. Soit onze fois en 53 ans, ou 6 fois en 43 ans hors De Gaulle, donc une fois en moyenne tous les 7 ans… Ce n’est pas vraiment l’idee que je me fais d’une constitution soucieuse de l’avis du peuple…

    Ceci dit, ta proposition ne me parait pas incompatible avec l’idee d’un pouvoir central -ou de representation- a deux tetes H+F.

    NB : Clavier sans accent

  • florent (47 comments), le 1 novembre 2011

    Tu as raison quant aux déficit référendaire, cela est du non à la Constitution mais à nos hommes politiques, il se trouve que j’ai eu comme professeur le spécialiste français du referendum surtout recall et initiative populaire, sache qu’aucun homme politique ne l’a consulté, les politiques sont assez hostiles avec les universitaires, les faits les empêchent de dire n’importe quoi. Tu remarqueras qu’aucun partis ne fait de proposition sur l’extension du domaine referendaire ni sur l’intensification de la pratique du referendum.

Poster un commentaire

Subscribe without commenting