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	<title>LE GLOB DE BARGEO &#187; Cinema</title>
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	<description>L'underground froggy political, cultural and over-serious web techno blog</description>
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		<title>True Blood, de chair et de sang&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 09:53:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hidalgo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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		<description><![CDATA[Amateurs de canines acérées, de miroirs sans reflets et de crucifix retournés, jetez aux oubliettes vos anciennes séries préférées, voici aujourd&#8217;hui une vision toute neuve du mythe vampirique, j&#8217;ai nommé &#171;&#160;True Blood&#160;&#187;. Cette série librement inspirée des romans de Charlaine Harris, La communauté du sud, crée par Alan Ball ( American Beauty, Six Feet Under [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Amateurs de canines acérées, de miroirs sans reflets et de crucifix retournés, jetez aux oubliettes vos anciennes séries préférées, voici aujourd&#8217;hui une vision toute neuve du mythe vampirique, j&#8217;ai nommé &laquo;&nbsp;True Blood&nbsp;&raquo;. Cette série librement inspirée des romans de <a title="Charlaine  Harris" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlaine_Harris">Charlaine Harris</a>, <strong>La communauté du sud</strong>, crée par Alan Ball ( <em><a title="American Beauty" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/American_Beauty">American Beauty</a>, </em><em><a title="Six Feet Under (série télévisée)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Six_Feet_Under_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e%29">Six Feet  Under</a> ), </em> tiens place principalement en louisiane, dans un petit village au nom très français: Bontemps.</p>
<p>Dans un monde ou les vampires apparaissent <span style="text-decoration: line-through;">au grand jour</span>, heu en pleine nuit, les japonais ont réussi à créer un substitut sanguin permettant aux créatures de la nuit de tenter une socialisation parmi les humains. Mais ils se retrouvent très vite confrontés au racisme, tandis que certains vampires refusent la mixité sociale. S &#8216;ensuit alors de passionantes aventures oscillant entre romantisme et suspense, une histoire d&#8217;amour entre un vampire et une télépathe, un tenancier de bar capable de se transformer en animal, et bien d&#8217;autres figures mythiques qui s&#8217;imbriquent avec subtilité dans ces épisodes aux couleurs parfois sombres, bleutés, mais très imprégnées de l&#8217;ambiance de la région.</p>
<p>Au fil des épisodes, on s&#8217;attache aux humains autant qu&#8217;aux monstres, on apprécie la manière subtile dont est traité ce thème devenu tellement banal du vampire, on se laisse porter par le scénario parfaitement mené.</p>
<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-3941" href="http://glob.bargeo.fr/fr/culture/true-blood-de-chair-et-de-sang/attachment/true-blood-poster-2/"><img class="aligncenter size-full wp-image-3941" title="true-blood" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2010/05/true-blood-poster-2.jpg" alt="" width="400" height="312" /></a></p>
<p>La série va bientôt débuter sa troisième saison (12 épisodes par saison), on parle déjà d&#8217;une quatrième, slurp slurp, ça donne soif!</p>
<p>Produite par HBO, elle est diffusée aux States, au canada et, je crois maintenant en france, alors si vous avez le cable satellite, ou si votre ordinateur se permet d&#8217;utiliser des moyens détournés, allez y! je ne peux que recommander ce plaisir visuel.</p>
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		<title>Jekyll</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:54:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corsaire Sanglot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous êtes avide de sang et de mystère, vous sentez-vous quelque peu fou et pourquoi pas vampire? Craignez-vous de déceler la face cachée de votre double personnalité? Mmmh, ma foi, je crois que Jekyll vous plaira; cette mini-série en six épisodes reprend la thématique de la nouvelle de Stevenson, The strange case of Dr Jekyll [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3524" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2010/03/jekyll-468x264.jpg" alt="" width="225" height="126" /></p>
<p>Vous êtes avide de sang et de mystère, vous sentez-vous quelque peu fou et pourquoi pas vampire? Craignez-vous de déceler la face cachée de votre double personnalité? Mmmh, ma foi, je crois que <em>Jekyll</em> vous plaira; cette mini-série en six épisodes reprend la thématique de la nouvelle de Stevenson, <em>The strange case of Dr Jekyll and Mr Hyde</em>, mais présente le mérite de ne pas respecter la lettre du texte. Et c&#8217;est peu dire: vous ne retrouverez dans cette série rien de ce que vous avez pu lire, si bien que vous n&#8217;aurez à aucun moment le temps de vous ennuyer ou de soupirez en disant « bah, je connais déjà la fin ». Que de surprises! Que de retournements de situation! Humour et horreur sauront mettre à l&#8217;épreuve vos petites mirettes, toujours dans un esprit <em>so british</em>. Mais trêve de discours, ces quelques images de mon choix vous donnneront certainement une meilleure idée de cette ambiance inimitable:<br />
<object width="468" height="375"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/8YbvaI6iIbA&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;rel=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/8YbvaI6iIbA&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;rel=0" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="468" height="375"></embed></object></p>
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		<title>Quand le cinema Suedois s&#8217;attaque aux vampires</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 06:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>hidalgo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[vampires]]></category>

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		<description><![CDATA[Passionné depuis longtemps par le mythe vampirique, fouillant et me gorgeant de littérature et d&#8217; oeuvres cinématographiques traitant le sujet depuis de nombreuses années, j&#8217;ai récemment fait la découverte d&#8217;un petit chef d&#8217;oeuvre Suédois effacé par les blockbusters américains; &#171;&#160;Let the right one in&#160;&#187;. Sorti en 2008, ce film secoue les classiques images hollywoodiennes pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Passionné depuis longtemps par le mythe vampirique, fouillant et me gorgeant de littérature et d&#8217; oeuvres cinématographiques traitant le sujet depuis de nombreuses années, j&#8217;ai récemment fait la découverte d&#8217;un petit chef d&#8217;oeuvre Suédois effacé par les blockbusters américains; &laquo;&nbsp;Let the right one in&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Sorti en 2008, ce film secoue les classiques images hollywoodiennes pour nous offrir un délice inattendu enrobé de couleurs froides et bleutées.</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_3357" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><img class="size-full wp-image-3357 " title="let-the-right-one-in" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2010/03/let-the-right-one-in-os-large.jpg" alt="let the right one in" width="450" height="667" /><p class="wp-caption-text">let the right one in</p></div>
<p>Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même. Pour tromper son ennui, il fait les 400 pas au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance sur les garçons de sa classe qui le maltraitent. Quand Eli s&#8217;installe avec son père dans l&#8217;immeuble d&#8217;à côté, Oskar trouve enfin quelqu&#8217;un avec qui se lier d&#8217;amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l&#8217;intriguer. Chacun trouvera en l&#8217;autre un moyen de survie dans un monde inadapté à leurs natures, l&#8217;un par son incapacité à s&#8217;intégrer, l&#8217;autre par sa nature elle-même.</p>
<p style="text-align: left;">Ce film, tiré du livre du même nom écrit en 2004 donne un souffle au genre, aujourd&#8217;hui étiolé, affadi et abîmé par des &laquo;&nbsp;twilight&nbsp;&raquo; médiocres ciblant une jeunesse avide de structures préfabriquées, d&#8217;une nourriture culturelle prédigérée. Probablement difficile à trouver sur le marché, je conseille donc à tous les &laquo;&nbsp;pirates malhonnêtes&nbsp;&raquo; de télécharger ce superbe film.</p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: center;">
<p><a href="&lt;span class="><span> </span><span> </span><span> </span><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="468" height="282" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ICp4g9p_rgo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="468" height="282" src="http://www.youtube.com/v/ICp4g9p_rgo&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowfullscreen="true"></embed></object>Let the right one in</a></p>
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		<title>Syndrome de Peter Pan</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 19:44:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Santinele</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Médecine]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[peter pan]]></category>
		<category><![CDATA[syndrome]]></category>

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		<description><![CDATA[Peur de l&#8217;engagement, Tendance à repousser aux calendes grecques le moment où on se pose quelque part, Trouver qu&#8217;avoir des enfants c&#8217;est une folie de nos jours&#8230;quand on voit ce qu&#8217;on voit et qu&#8217;on entend ce qu&#8217;on entend&#8230; Tendance à l&#8217;isolement, Sentiments mitigés face à l&#8217;autre sexe quand il s&#8217;agit de cette relation étrange qu&#8217;on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-3326 aligncenter" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2010/03/Image-2.png" alt="" width="400" height="300" /></p>
<p style="text-align: left;">Peur de l&#8217;engagement,</p>
<p>Tendance à repousser aux calendes grecques le moment où on se pose quelque part,</p>
<p>Trouver qu&#8217;avoir des enfants c&#8217;est une folie de nos jours&#8230;<em>quand on voit ce qu&#8217;on voit et qu&#8217;on entend ce qu&#8217;on entend</em>&#8230;</p>
<p>Tendance à l&#8217;isolement,</p>
<p>Sentiments mitigés face à l&#8217;autre sexe quand il s&#8217;agit de cette relation étrange qu&#8217;on appelle amoureuse (je ne peux pas m&#8217;empêcher de visualiser un paquet ridicule rempli de guimauve roses et blanches, c&#8217;est comme çà),</p>
<p>Et paresse &#8211; voire grosse fatigue &#8211; à l&#8217;idée de passer plusieurs années aux côtés d&#8217;un(e) parfait(e) inconnu(e) qui sera éventuellement le(la) père(mère) de ses enfants&#8230;si enfants il y a.</p>
<p>Et trouver confirmation et justification de ce fonctionnement dans l&#8217;état du monde dans lequel on vit. Sorte de &laquo;&nbsp;A quoi bon&nbsp;&raquo; pernicieux et rampant là depuis on ne sait quand. Malgré les nombreux exemples autour de soi de gens qui osent, s&#8217;engagent, avancent dans ce sens : donner la vie, construire. Et faire tenir, conserver. Certains vivent des situations inextricables avec brio et panache, suite à ruptures, divorces et recompositions de foyer. D&#8217;autres élèvent leurs enfants seuls, d&#8217;autres sont en famille, papa-maman-les-enfants. D&#8217;autres&#8230;ne le font pas. Mais en crève d&#8217;envie peut-être.</p>
<p>Pas difficile de leur envier ce courage d&#8217;être allé si loin dans le cycle de la vie, <em>Le </em><em>cycle éternel, Qu&#8217;un enfant béni, rend immortel, La ronde infinie, De ce cycle éternel, C&#8217;est l&#8217;histoooooooooiiiiiiiire, l&#8217;histooooooiiiiiiiiire de la vie&#8230;</em></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Il paraîtrait que cette liste non-exhaustive de caractéristiques de pensée caractérise un candidat présentant un syndrome : le Syndrome de Peter Pan. Le Wikipède à roulettes rapporte les phases de ce Syndrome :</p>
<blockquote><p>Il semble qu&#8217;il y ait plusieurs stades :</p></blockquote>
<ul>
<li>De 10 à 15 ans : les symptômes apparaissent, avec une certaine irresponsabilité de l&#8217;individu, une angoisse face au monde extérieur, une certaine solitude et un conflit face au sexe.</li>
<li>De 16 à 22 ans : un certain narcissisme, doublé parfois d&#8217;un machisme (ou misandrie) apparait.</li>
</ul>
<ul>
<li>De 23 à 25 ans : l&#8217;individu peut se plaindre d&#8217;une insatisfaction face à la vie et une inadaptation au monde extérieur.</li>
</ul>
<ul>
<li>De 26 à 30 ans : début de la phase chronique du syndrome.</li>
</ul>
<ul>
<li>À partir de 45 ans : l&#8217;adulte tente de retrouver son enfance face à un style de vie qu&#8217;il n&#8217;a pas choisi (avec la culpabilité d&#8217;avoir « perdu » des années).</li>
</ul>
<p>Alors, puisque <em>&laquo;&nbsp;Notre époque résonne telle une porte close.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>On répond : <em>&laquo;&nbsp;Et </em><em>nous, comment fait-on, sur quelles idées on se repose ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Se reconnaître dans ce Syndrome, c&#8217;est accepter d&#8217;être atteint de quelque chose, donc d&#8217;être <a title="Syndrome de Peter Pan" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Peter_Pan" target="_blank">malade</a> en quelque sorte. D&#8217;avoir un &laquo;&nbsp;problème&nbsp;&raquo;, de pas tourner rond, et çà c&#8217;est pas évident à regarder en face. C&#8217;est là que çà va pas. Une autre version du réel arrive donc. On pourrait tout simplement se dire que certains d&#8217;entre nous sont simplement &laquo;&nbsp;comme çà&nbsp;&raquo; : soit faits pour vivre une vie de famille, de couple etc. Soit pour vivre d&#8217;autres choses : célibataire, sans enfants, à la <a title="Hans Christian Andersen - Wiki" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Christian_Andersen" target="_blank">Hans Christian Andersen </a>qui s&#8217;est régalé avec les enfants des autres&#8230;sans pour autant sauter le pas d&#8217;en &laquo;&nbsp;générer&nbsp;&raquo; lui-même.</p>
<p>On peut voir les choses sous différents angles&#8230;vivre cet état de fait comme un <em>état de fait,</em> sans trouver que çà fait souffrir, soit reconnaître que quelque part, y&#8217;a un truc qui va pas et qu&#8217;il va falloir creuser dans le noir de ses propres profondeurs pour comprendre et désamorcer et fonctionner différemment après avoir trouver la panne.</p>
<p>En attendant, Peter Pan reste un sympathique personnage, vivant hors du temps, ou plutôt là où le temps est élastique à souhait. Dysney nous en a fait un sacré film d&#8217;animation, on se souvient tous &#8211; ou presque &#8211; du crocodile qui a avalé le réveil, çà en dit long&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-3327 aligncenter" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2010/03/Image-3-468x336.png" alt="" width="468" height="336" /></p>
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		<title>Retour vers le passé</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 22:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lauraz47</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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		<category><![CDATA[moeurs]]></category>
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		<description><![CDATA[Le ruban: quelque chose qui se noue; blanc: quelque chose de clair. C&#8217;est tout à fait le résumé du nouveau film de Michael Haneke (palme d&#8217;or au Festival de Cannes 2009), je suis sûr quelque chose qui une fois dénouée apparait claire, c&#8217;est le fil conducteur et peut-être l&#8217;énigme de cette histoire. Ce sera à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><img class="alignleft size-full wp-image-2472" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2009/10/19096189_w434_h_q80.jpg" alt="19096189_w434_h_q80" width="313" height="219" /> Le ruban: quelque chose qui se noue; blanc: quelque chose de clair. C&#8217;est tout à fait le résumé du nouveau film de Michael Haneke (palme d&#8217;or au Festival de Cannes 2009), je suis sûr quelque chose qui une fois dénouée apparait claire, c&#8217;est le fil conducteur et peut-être l&#8217;énigme de cette histoire. Ce sera à vous de juger en allant le voir sans tarder.</p>
<p style="text-align: left">Je vais en dire quelques mots: cela se passe dans un village retiré de l&#8217;Allemagne du début du 20ème siècle, précisément, peu de temps avant la 1ère guerre mondiale et il se passe des choses étranges entre la famille du médecin (qui est un vieux pervers frustré), celle du pasteur (lui, la &laquo;&nbsp;bonne morale et éducation&nbsp;&raquo; incarnée) celle du baron (et lui un homme absent dans tous les domaines) et j&#8217;en ai oublié (désolé messieurs, mais dans ce film les hommes sont vus comme la bête noire des femmes et des enfants enfin ce sont les méchants quoi). Au milieu de ces problèmes, s&#8217;insère une histoire d&#8217;amour entre l&#8217;instituteur et une des gouvernantes de la baronne, une histoire d&#8217;amour plein d&#8217;innocence, de tendresse et de maladresse qui apporte un petit vent de fraîcheur à une ambiance générale très sombre, angoissante et gênante. La musique quasiment absente donne encore plus une atmosphère pesante.</p>
<p style="text-align: left">Justement, en parlant d&#8217;innocence un peu plus haut, ce n&#8217;est pas les enfants ici qui la représente. Au contraire, sur leurs visages se marque un vécu très dur. Ces enfants ne s&#8217;expriment pas beaucoup mais en disent long. Peut-être laissent-ils le choix au spectateur de s&#8217;exprimer (car eux ne l&#8217;on pas) face à certaines scènes des fois inconcevables pour nous hommes et femmes du 21ème siècle.</p>
<p style="text-align: left">La couleur en noir et blanc est tout à fait adaptée, nous pourrions presque voir à certains moments (images figées et artistiques) des photos d&#8217;époque. Et puis le blanc=le bien et le noir= le mal, qui sont à peu prés les seules valeurs qui dirigent les esprits de ce village.</p>
<p style="text-align: left">Evidemment, je vais dire qu&#8217;il y a une très bonne interprétation des acteurs, tous sans exception (décidément, tous les acteurs allemands que j&#8217;ai pu voir jusqu&#8217;à présent jouent admirablement bien, même Horst Tappert ou Inspecteur Derrick).</p>
<p style="text-align: left"><img class="alignright size-full wp-image-2473" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2009/10/le_ruban_blanc_5.jpg" alt="le_ruban_blanc_5" width="312" height="175" />Par contre je vous conseille d&#8217;aller voir le film en version originale, oui l&#8217;allemand est une très belle langue, en tout cas j&#8217;espère que ce film pourra vous la faire apprécier.</p>
<p style="text-align: left">Sur ce, bon film.</p>
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		<title>Là Haut</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 22:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Antigone</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
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		<description><![CDATA[Synopsis Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s&#8217;envoler vers l&#8217;Amérique du Sud, il ne s&#8217;attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant&#8230; Ce duo totalement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Synopsis<br />
Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s&#8217;envoler vers l&#8217;Amérique du Sud, il ne s&#8217;attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant&#8230; Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l&#8217;imagination.</p>
<p>Je vous l&#8217;accorde le titre n&#8217;est pas très emballant. Pourtant, le petit dernier des studios Pixar, mérite que nous nous donnions la peine d&#8217;aller passer un petit moment dans une salle noire. En effet, les petits et les grands y trouveront matière à être ému, à rêver et à réfléchir.<br />
Bob Peterson nous plonge dans une histoire aussi incroyable qu&#8217;émouvante, où les vieillards comme les enfants partent à la poursuite de leurs rêves, pour honorer une promesse, sauver leur honneur, ou tout simplement pour fuir l&#8217;ennui. La cohorte des adultes, surement trop préoccupés par leur  travail; les ayant oubliés, pour ne pas dire délaissés, ils auront tout le loisir de se lancer dans les plus folles et jolies aventures, pour notre plus grand bonheur.<br />
Ce dessin animé très coloré et pétillant, peut aussi nous pousser à nous poser quelques questions sur la vieillisse, (ne commence-t-on pas à vieillir lorsqu&#8217;on renonce à rêver et à faire des projets ? Comment vieillir sans devenir solitaire et aigri ? ), sur la place  que nous acceptons de donner à nos rêves dans notre quotidien mais aussi plus généralement sur notre société dans laquelle nos grands-parents comme nos enfants se retrouvent seuls.<br />
Bon d&#8217;accord, j&#8217;extrapole peut-être un peu trop&#8230; oui oui, on ne vas pas voir un dessein animé pour se prendre la tête, mais pour s&#8217;évader et replonger dans notre enfance.<br />
Mais justement  &laquo;&nbsp;Là Haut&nbsp;&raquo; c&#8217;est tout ça à la fois : un morceau d&#8217;enfance, de l&#8217;aventure, des bons qui gagnent et des méchants qui perdent (faut en profiter, c&#8217;est si rare dans la réalité ! ), du rêve, un moment d&#8217;évasion, de la couleur pour oublier le ciel gris de l&#8217;hiver qui approche, mais aussi de quoi aller plus loin et remettre en question deux ou trois éléments de nos modes de vie&#8230; alors que chacun y puise ce dont il à envie, et bon dessin animé à tous !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2454" title="la haut" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2009/10/la-haut.png" alt="la haut" width="120" height="160" /></p>
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		<title>Le film &#8216;Création&#8217; a trouvé un distributeur américain.</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 16:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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		<category><![CDATA[films]]></category>
		<category><![CDATA[origine des espèces]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Bettany]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme je vous le disais il y a deux semaines, le nouveau film de Jon Amiel n&#8217;avait pas trouvé de producteur américain à cause de son sujet, jugé trop polémique (Charles Darwin et son livre De l&#8217;Origine des Espèces). Cependant, je viens de l&#8217;apprendre il y a peu, le film Création (également appelé Annie&#8217;s Box) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignright" title="Création" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/7/7d/Creation_poster.jpg" alt="" width="257" height="179" />Comme je vous le disais il y a deux semaines, le <a href="http://glob.bargeo.fr/fr/culture/cinema/un-film-sur-charles-darwin-%E2%80%98trop-polemique-pour-l%E2%80%99amerique-religieuse%E2%80%99/" target="_self">nouveau film de Jon Amiel n&#8217;avait pas trouvé de producteur américain</a> à cause de son sujet, jugé trop polémique (Charles Darwin et son livre De l&#8217;Origine des Espèces).</p>
<p>Cependant, je viens de l&#8217;apprendre il y a peu, le film <em>Création</em> (également appelé <em>Annie&#8217;s Box</em>) a trouvé un distributeur aux États-Unis. Le producteur, <a href="http://www.newmarketfilms.com/" target="_blank">Newmarket Films</a> (La Passion du Christ, Donnie Darko, Bull Rush, …) a annoncé sur son site le message suivant (en anglais, mais je l&#8217;ai traduit pour vous):</p>
<blockquote><p>23 Septembre 2009<br />
<strong>Newmarket évolue avec CREATION</strong><br />
Le film Darwin a une version US<br />
Newmarket Films annonce aujourd&#8217;hui avoir acquis les droits aux États-Unis pour le film Création du réalisateur Jon Amiel, un film qui s&#8217;intéresse à Charles Darwin et sa famille alors qu&#8217;il se bat pour finir sont livre légendaire &laquo;&nbsp;De l&#8217;Origine des Espèces&nbsp;&raquo;, qui allait devenir un fondement de la biologie de l&#8217;évolution. Le scénario du film, écrit par John Colle, est basé sur la biographie Annie&#8217;s Box  écrite par l&#8217;arrière arrière-petit-fils de Darwin, Randal Keynes, utilisant les lettres personnelles et les journaux intimes de la famille de Darwin.<br />
Les personnages principaux de Création sont le couple (en vraie, mais aussi dans le film) Paul Bettany (Un homme d&#8217;exception, Master and Commander : De l&#8217;autre côté du monde) et Jennifer Connelly (Requiem for a Dream, Un homme d&#8217;exception) dans le rôle de la femme de Darwin. Dans Création, Amiel (The Singing Detective, Haute Voltige) et Colle (Master and Commander : De l&#8217;autre côté du monde) donnent vie à une histoire d&#8217;amour psychologique qui donne un point de vue unique et intime sur Darwin, de son amour pour sa famille et sa femme, profondément religieuse, et son combat pour trouver un équilibre entre la foi et la raison. Le film est tourné avec les co-vedettes Toby Jones (Frost/Nixon, Scandaleusement Célèbre) et Jeremy Northam (Gosford Park, Amistad) et a été produit par Jeremy Thomes (Le Dernier Empereur, Sexy Beast) pour la Recorded Picture Company avec BBC Films et Ocean Pictures. Nous, Newmarket,  sommes fiers d&#8217;être derrière un film important qui aide a ouvrir la porte aux discussions et aux conversations, comme c&#8217;est le cas pour le film Création, a dit Chris Ball de Newmarket. Depuis un moment, le nom de Darwin est devenu le symbole des scientifiques dans le débat entre science et théologie. Création dépeint cet homme tel le débat dans sa globalité, renfermant à l&#8217;intérieur de lui-même, les deux partis pris, parfois violents. Dans ce sens, nous pensons que ce film attirera les gens de foi et les gens de science.</p></blockquote>
<p>Vous l&#8217;aurez donc compris ce nouveau film risque d&#8217;enflammer encore un peut plus la polémique qui sévi aux États-Unis entre créationnistes et  évolutionnistes. Comme c&#8217;est un sujet qui me passionne, je vous tiendrais bien sur au courant de la situation. En attendant de voir le film (je ne trouve pas la date de sortie en France), je peut déjà vous assurer que sur Twitter, les avis de ceux qui l&#8217;on vu sont très favorables. J&#8217;y ai découvert au passage un reportage très souvent cité appelé Charles Darwin &amp; the Tree of Life (Charles Darwin &amp; l&#8217;arbre de la Vie) très intéressant à voir ! (vidéo ci-dessous) </p>
<p><embed id=VideoPlayback src=http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=1589429273035937450&#038;hl=en&#038;fs=true style=width:468px;height:381px allowFullScreen=true allowScriptAccess=always type=application/x-shockwave-flash> </embed></p>
<p>A bientôt pour la suite des nouvelles !</p>
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		<title>Un film sur Charles Darwin ‘trop polémique pour l’Amérique religieuse’.</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Sep 2009 20:40:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[Darwin]]></category>
		<category><![CDATA[évolution]]></category>
		<category><![CDATA[origine des espèces]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Bettany]]></category>

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		<description><![CDATA[Après mon dernier article assez peut sérieux, il faut le reconnaitre, sur l'évolution des espèces à coup de banane et de pâtes je vous propose ici  ma traduction d'un article du Thelegraph. Cet article a été publié pour la sortie du film 'évolution' avec Paul Bettany qui parle de la vie de Charles Darwin quand il écrit sont livre De l'Origine des espèces. Et ce film n'a pas trouvé de producteur aux Etats-Unis à cause du sujet, jugé trop polémique !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après mon dernier article assez peut sérieux, il faut le reconnaitre, sur <a href="http://glob.bargeo.fr/fr/vrac/des-bananes-aux-pates-toute-la-verite-sur-l%E2%80%99origine-du-monde/" target="_self">l&#8217;évolution des espèces à coup de banane et de pâtes</a> je vous propose ici  ma traduction d&#8217;un <a href="http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/northamerica/usa/6173399/Charles-Darwin-film-too-controversial-for-religious-America.html">article du Thelegraph</a>. C&#8217;est la première fois que je me lance dans ce genre de travail et je ne suis pas certain d&#8217;avoir fait une traduction très précise. Si vous trouvez des fautes, merci de les signaler.</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center"><strong>Un film sur Charles Darwin ‘trop polémique pour l’Amérique religieuse’.</strong></p>
<p>Un film anglais sur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Darwin" target="_blank">Charles Darwin</a> n’a pas réussi à trouver de distributeur  aux Etats-Unis car sa théorie sur l’évolution est jugée trop polémique pour l’audience américaine par les producteurs.<br />
<em>Création</em>, présente  Darwin, incarné par  Paul Bettany,  « déchiré entre foi et raison » lorsqu’il écrit <em>De l’Origine des espèces</em>. Il est représenté comme un homme ayant perdu foi en Dieu à la suite de la mort de sa bien-aimée fille de 10 ans Annie.</p>
<p><strong>Création :  Critique, le fond et les faits</strong></p>
<p>Le film avait été choisi pour ouvrir le Festival du Film de Toronto ainsi que comme premier film anglais le dimanche. Il a été vendu dans presque tout les pays autour du monde, de l’Australie à la Scandinavie. Pourtant, les distributeurs américains ont résolument  ignorés ce film qui aurait provoqué une grande discorde dans un pays où, d’après un sondage de Gallup de Février, seulement 39% de la population américaine croie à la théorie de l’évolution.<br />
Movieguide.org, un site influent propose une critique du film d’un point de vue Chrétien, décrivant Darwin comme le père de l’eugénisme et le dénonçant d’être « un raciste, un bigot et un naturaliste du XVIIIème dont l’héritage massacre ». Sa « théorie mal dégrossie » a directement influencé Adolf Hitler et a conduit aux « atrocités,  crimes contre l’humanité, clonage et ingénierie génétique », déclare le site.</p>
<p>Le film à été à l’origine d’un débat féroce sur les sites web chrétien américain, avec une réplique typique écartant l’évolution, « une théorie ridicule avec un sérieux manque de preuves pour la confirmer malgré plus d’un siècle d’essai ».</p>
<p>Jeremy Thomas, le producteur de Création  primé aux Oscars, a dit qu’il était  étonné que genre d’attitude existe 150 ans après la publication de <em>De l’Origine des espèces</em>.</p>
<p>« C’est contre ça qu’on s’élève. En 2009. C’est impressionnant », a-t-il dit.</p>
<p>Le film n’a pas de distributeur en Amérique. Il a été vendu partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, et c’est à cause du sujet du film. Les gens ont dit que c’était le meilleur film qu’ils avaient vu de l’année, actuellement personne aux Etats-Unis ne l’a choisi.<br />
C’est incroyable pour nous que ce soit encore une patate chaude en Amérique. Il y a toujours une grande conviction qu’Il a fait le monde en six jours. C’est vraiment difficile pour nous au Royaume-Unis [ et en France aussi <img src='http://glob.bargeo.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' />  ] d’imaginer ce qu’est la religion en Amérique. Nous vivons dans un pays qui n’est plus religieux. Mais aux Etats-Unis, sauf à New York et Los Angeles, les règles de la religion priment.</p>
<p>« Charles Darwin est, je suppose, le héro du film. Mais nous avons essayés de faire le film de manière impartiale. Darwin ne disait pas « tuez toute religion », il n’a jamais dit ce genre de choses, mais c’est un symbole pour les gens. »</p>
<p><em>Création</em> a été développé par BBC Films et le UK Films Council [ Conseil des films au Royaume-Unis ] , la vraie femme de la star Bettany, Jennifer Connelly incarne le rôle de la très religieuse femme de Darwin, Emma. Il est basé sur le livre, Annie’s Box [ La boite d’Annie ] , écrit par l’arrière-arrière-petit fils de Darwin, Randal Kaynes, qui décrit le naturaliste comme un père de famille tourmenté par la mort en 1851 d’Annie, son enfante favorite. Elle est jouée dans le film par la nouvelle venue de 10 ans, Martha West, la fille de la star Dominic West de The Wire [ Sur écoute ]</p>
<p>Les premières critiques du film ont été élogieuses. The Hollywood Reporter a dit : « It would be a great shame if those with religious convictions spurned the film out of hand as they will find it even-handed and wise. » [ désolé, mais là je ne comprend pas … ]</p>
<p>Mr Thomas, dont les derniers films sont The Last Emperor et Merry Christmas Mr Lawrence, a dit qu’il espérait que les critiques aideraient à obtenir un distributeur. Au Royaume-Unis, des projections spéciales ont été mise en place pour des groupes chrétiens.</p></blockquote>
<p>Je  n’ai pas encore vu le film, mais j’essaierais d’en faire une critique ici quand je l’aurais vu. Il faut avouer qu’il est quand même hallucinant qu’aujourd’hui au Etats-Unis la théorie de l’évolution soit tant critiquée. A  ce propos, je cherche depuis quelques temps, quel est la position officiel du Vatican sur la théorie de l’évolution?  La seule chose que j’ai pu trouver c’est qu’en 1996 Jean-Paul II à dit devant l’Académie Pontificale des Sciences :</p>
<blockquote><p>« Aujourd’hui, près d’un demi-siècle après la parution de l’Encyclique, de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse »</p></blockquote>
<p>Personnellement,  je trouve pas que ce soit une position claire surtout quand ont voit ce que les groupes de pression chrétiens font aux Etats-Unis sans réaction du Vatican…</p>
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		<title>Par-delà le Bien et le Mal&#8230;</title>
		<link>http://glob.bargeo.fr/fr/culture/cinema/par-dela-le-bien-et-le-mal/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2009 15:24:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mushroom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<category><![CDATA[audiard]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8230;une critique qu&#8217;il n&#8217;est pas recommandé de lire avant de voir le film.    Je voudrais proposer ici, en même temps qu&#8217;une critique qui s&#8217;avèrera, je le crains, honteusement dithyrambique, des pistes de réflexion et de débat concernant le dernier film de Jacques Audiard, Grand Prix mérité au dernier festival de Cannes.  La dithyrambe, d&#8217;abord. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8230;une critique qu&#8217;il n&#8217;est pas recommandé de lire avant de voir le film.<br />
<img class="alignright size-full wp-image-2064" title="L'affiche d'&quot;Un Prophète&quot;" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2009/09/topprophete3.jpg" alt="L'affiche d'&quot;Un Prophète&quot;" width="450" height="625" /> <br />
 Je voudrais proposer ici, en même temps qu&#8217;une critique qui s&#8217;avèrera, je le crains, honteusement dithyrambique, des pistes de réflexion et de débat concernant le dernier film de Jacques Audiard, Grand Prix mérité au dernier festival de Cannes.<br />
 La dithyrambe, d&#8217;abord. Jacques Audiard propose un film d&#8217;une maîtrise formelle et narrative éblouissante. Il mêle le pur plaisir cinématographique d&#8217;un film visuellement magnifique, émotionnellement terrifiant, et un questionnement sur la morale qui passe, précisément, par cette esthétique. Un grand film sur la violence à la française, soit une chose plutôt rare : l&#8217;influence du cinéma américain sur Audiard est significative. Il serait presque inutile de revenir sur la performance des acteurs &#8211; un premier rôle révélation, Tahar Rahim, face à un Niel Arestrup glaçant de violence mal contenue. Après les tâtonnements, le cinéaste trouve ici l&#8217;aboutissement d&#8217;une recherche autour de cet engrenage de la violence, fatalité moderne, inéluctable dans certains milieux sociaux bien précis. Ici, c&#8217;est la prison, lieu paradoxal dans son essence : on voudrait en faire celui d&#8217;une punition, d&#8217;une expiation, d&#8217;une rédemption, il n&#8217;est finalement qu&#8217;une vaste arène de cirque dans laquelle les détenus, livrés à eux-mêmes, n&#8217;ont d&#8217;autre choix que de manger ou d&#8217;être mangés.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><strong><em>La loi de la Jungle</em></strong><br />
  C&#8217;est donc l&#8217;arrivée dans la fosse aux lions pour Malik El Djemela. On ne saura jamais pourquoi il est venu ici. Il a 19 ans, ne sait ni lire ni écrire, il a une gueule d&#8217;ange qui n&#8217;a pas encore compris qu&#8217;il était définitivement déchu. D&#8217;abord solitaire, il se heurte évidemment à la violence des détenus. Mais le film ne s&#8217;attarde pas sur les conditions glauques de la détention, sur la violence pure et simple, animale. Non, ce qui intéresse Audiard dans la violence, c&#8217;est qu&#8217;elle est avant tout un système social. La prison n&#8217;est en ce sens qu&#8217;un microcosme d&#8217;une société de plus en plus dure. La loi de la jungle.<br />
 Et la loi de la jungle en prison impose moins de frapper le plus fort que d&#8217;être protégé. Malik va l&#8217;apprendre en tombant sous la coupe des Corses, un groupe de détenus qui tiennent plus ou moins la &laquo;&nbsp;Centrale&nbsp;&raquo;, sous l&#8217;égide de Luciani, un parrain tout-puissant qui poursuit ses affaires en toute quiétude et n&#8217;a guère l&#8217;habitude de laisser le choix à ceux qu&#8217;il &laquo;&nbsp;recrute&nbsp;&raquo;. Pour Malik, ce sera donc &laquo;&nbsp;tuer ou être tué&nbsp;&raquo;. Luciani veut l&#8217;utiliser comme exécutant pour liquider un prisonnier en transit, pour une raison quelqconque, mafieuse donc obscure. Et l&#8217;obcurité même de cette raison fait de ce premier meurtre un rite de passage, une initiation à part entière.</p>
<div id="attachment_2066" class="wp-caption aligncenter" style="width: 540px"><img class="size-full wp-image-2066" title="Niel Arestrup" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2009/09/un_prophete_6.jpg" alt="Niels Arestrup et Tahar Rahim" width="530" height="353" /><p class="wp-caption-text">Niels Arestrup et Tahar Rahim</p></div>
<p><strong><em>Un parcours initiatique: &laquo;&nbsp;en sortir un peu moins con qu&#8217;on y est entré&nbsp;&raquo;</em></strong><br />
 Car l&#8217;immense force du film est de conjuguer une apparence hyper-réaliste, une tension cinématographique et narrative rare, et un sous-texte métaphysique et spirituel extraordinairement dérangeant. Ainsi, par exemple, les conditions du meurtre -la prison- vont justifier, du point de vue scénaristique, sa mise en scène : Malik doit cacher une lame de rasoir dans sa bouche, s&#8217;introduire dans la cellule du prisonnier qui s&#8217;intéresse à lui pour des raisons sexuelles, et, le moment venu, faire jaillir la lame entre ses dents pour égorger l&#8217;homme. Forme sacrificielle s&#8217;il en est de mise à mort, qui n&#8217;est pas exempte d&#8217;échos mythiques &#8211; Malik fait ici &laquo;&nbsp;la fille&nbsp;&raquo;, les truands le disent eux-mêmes, il est Judith qui s&#8217;introduit auprès d&#8217;Holopherne. De plus, les acolytes de Luciani lui font &laquo;&nbsp;répéter&nbsp;&raquo; son rôle, ajoutant ainsi à l&#8217;aspect symbolique : chaque geste doit être effectué d&#8217;une manière bien particulière.<br />
 Inutile de revenir auprès de ceux qui auront vu le film sur l&#8217;atroce violence de cette scène. En un sens, Adiard fait commencer le parcours de Malik el Djemela là où celui du personnage de Romain Duris s&#8217;était arrêté dans son film précédent : par un corps-à-corps sanglant qui fait basculer le personnage dans une autre dimension. Mais un grain de sable s&#8217;est glissé dans la mécanique bien huilée des Corses. Reyyed, la victime, a parlé à Malik. Il l&#8217;a fait asseoir, lui a proposé un café, lui a parlé de l&#8217;école dans la prison. &laquo;&nbsp;L&#8217;idée, c&#8217;est d&#8217;en sortir un peu moins con qu&#8217;on y est entré&nbsp;&raquo;, telle est la parole essentielle que Reyyed va transmettre à Malik avant de mourir par sa main &#8211; parole que Malik, paradoxalement, va mettre en pratique, mais pas forcément comme Reyyed l&#8217;avait imaginé.</p>
<p><em><strong>La Parole</strong></em><br />
 Certes, il se rendra à l&#8217;école de la prison. Et la parole jouera un grand rôle dans son parcours &#8211; les paroles, surtout. Car en apprenant le corse simplement en écoutant Luciani et ses potes, auprès desquels il fait le larbin, Malik va devenir l&#8217;allié le plus précieux de Luciani, son espion infiltré dans sa propre tanière, et son envoyé spécial dans la prison, puis au-dehors par le biais des permissions, pour régler ses &laquo;&nbsp;affaires&nbsp;&raquo;. La parole est un pouvoir en ce lieu où réseau, corruption, trahison sont les maîtres mots &#8211; matons et prisonniers confondus. Pouvoir se parler sans être compris de tous est un atout. Fort de cet avantage, et ayant vite saisi les règles du jeu, Malik va profiter des privilèges que lui obtient Luciani pour monter son propre réseau, son trafic de shit, ses petites magouilles. Non sans risques, et non sans heurts. Car si Malik est un arriviste forcené, qui finira par se retourner contre son &laquo;&nbsp;parrain&nbsp;&raquo;, on ne saurait lui en vouloir. Difficile de croire à l&#8217;amitié à &laquo;&nbsp;la Centrale&nbsp;&raquo;. L&#8217;amitié, c&#8217;est l&#8217;intérêt et elle dure tant que les intérêts des uns et des autres concordent. Utilisé par un Luciani tyrannique (Niel Arestrup, impressionnant), qui punit toute mise en danger de ses affaires par des accès d&#8217;une violence cruelle, Malik finira par prendre sa revanche.</p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>De l&#8217;initiation à l&#8217;apothéose</strong></em><br />
 Et cette revanche elle-même, cette trahison, ne fait que répondre, semble-t-il, à la trahison initiale. Le premier meurtre, dans lequel il était un simple exécutant, trouve son aboutissement dans la mission que lui confie Luciani : monter une équipe pour abattre son propre chef. Les deux meurtres se répondent, tissent un système d&#8217;échos entre le meurtre de Reyyed, le premier stade de l&#8217;initiation de Malik, et cet acte qui va en réalité marquer son accomplissement en tant que &laquo;&nbsp;prophète&nbsp;&raquo;. Malik va réussir sa mission menée comme une opération-suicide, contre toute attente, et atteindre, assourdi par les coups de feu, un état quasi extatique, proche d&#8217;une petite mort. En rentrant de sa permission en retard, il s&#8217;accorde alors une épreuve de quarante jours et quarante nuits au mitard, hébreu solitaire dans le désert. Tandis que le monde des corses, déchiré par cet meurtre, se mène une guerre intestine dans le reste de la prison, Malik court, court, seul dans son trou. La lumière qui tombe du haut écrase son visage, comme elle écrasait son sourire béat, son apothéose, dans la voiture blindée qu&#8217;il a remplie de cadavres. Peut-être est-il est devenu, à ce moment précis, le prophète annoncé par le titre.</p>
<p style="text-align: center;"> <img class="size-full wp-image-2065   aligncenter" title="Tahar Rahim, le &quot;prophète&quot;" src="http://glob.bargeo.fr/wp-content/uploads/2009/09/tahar-rahim-un-prophète.jpg" alt="Tahar Rahim, le &quot;prophète&quot;" width="314" height="402" /></p>
<p><em><strong> Quel prophète ?</strong></em><br />
 Et c&#8217;est bien là ce qui m&#8217;interroge. Qui est ce prophète du titre ? Le sous-texte religieux est omniprésent mais complexe. Malik ne délivre pas de parole, rôle que l&#8217;on pourrait attendre du prophète, il se sert en revanche habilement de celle des autres. En fait, il n&#8217;est pas impossible que le véritable prophète, la figure spirituelle en tout cas, soit à l&#8217;origine Reyyed, que Malik met à mort sauvagement au cours d&#8217;un corp-à-corps ambigü, s&#8217;appropriant ainsi quelque chose de lui-même. Il met Malik sur la voie de la parole &#8211; celle des Corses, celle de la maîtrise du langage, celle aussi de la joute verbale, de la menace, des relations entre détenus dans lesquelles il faut savoir en imposer. Et, surtout, son fantôme omniprésent accompagne Malik pendant toute une partie du film, ce qui tend à confirmer l&#8217;hypothèse d&#8217;une transmission de Reyyed à Malik.<br />
 Reyyed donne la parole, mais il est également compagnon sur le chemin de la rédemption inversée que va connaître Malik. Porteur d&#8217;une touche de comique macabre (les blessures de son cou rejetant la fumée de sa cigarette&#8230;), il annonce les actions des autres détenus, et peut-être est-ce lui qui permet à Malik d&#8217;entrevoir la biche qui va lui sauver incidemment la vie sur une route marseillaise. Car à ce moment &laquo;&nbsp;notre héros&nbsp;&raquo; est en situation critique : le mafieux auprès duquel Luciani l&#8217;a envoyé traiter lui a mis le couteau -pardon, le revolver sur la gorge, doutant de son rôle auprès des Corses et s&#8217;interrogeant sur la mort de Reyyed. Et c&#8217;est une malheureuse biche qui va sauver la situation, en s&#8217;éventrant au dessus de la voiture.<br />
 Un couteau sous la gorge, un animal sacrifié à la place d&#8217;un jeune homme&#8230; Difficile de ne pas y retrouver encore une référence biblique. &laquo;&nbsp;Isaac&nbsp;&raquo;/ Malik a échappé au couteau d&#8217;Abraham et de ce fait-même va devenir intouchable &#8211; Malik avoue ensuite le meurtre de Reyyed. Mais Lattrache ne lui fera rien. Parce qu&#8217;il a annoncé la venue de la biche ? Parce qu&#8217;il a avoué le meurtre ? En tout cas Malik lui impose le respect. Il  appris. Il a appris du prohète initial qu&#8217;était Reyyed, il a appris de son maître Luciani, il a surtout appris la trahison et c&#8217;est lui, en définitive, qui va imposer sa loi.</p>
<p><em><strong>Un itinéraire christique</strong></em><br />
 Le film s&#8217;avère très dérangeant dans l&#8217;utilisation des codes religieux et narratifs, mais c&#8217;est, finalement, que le personnage se situe au-delà des notions de bien et de mal. Malik a 19 ans quand il arrive à la Centrale, il est absolument vierge et son apprentissage social, qui se fera dans le milieu carcéral, n&#8217;inclut tout simplement pas l&#8217;idée de morale. C&#8217;est peut-être le sens du coup de force esthétique du film : filmer l&#8217;itinéraire de Malik &#8211; de la petite délinquance au grand banditisme &#8211; comme une rédemption, comme un parcours initiatique et spirituel qui trouve son aboutissement dans la trahison. Avec pour conséquence une regard ironique et polémique sur la prison &#8211; le film, bien qu&#8217;il n&#8217;insiste pas tant que cela sur la violence et la corruption, aurait eu des difficultés à être distribué en salles.<br />
  Tous les aspects techniques du film contribuent à opérer cette transfiguration de la success story d&#8217;un bandit en un itinéraire christique : une image très travaillée, une lumière blanche qui écrase les visages des prisonniers, en faisant d&#8217;eux des images, voire des icônes, une caméra faussement brouillonne et un montage dynamique qui multiplie et entrecroise les scènes de violence. D&#8217;ailleurs, en dépit de tous les questionnements que peut susciter le film autour des références bibliques, de l&#8217;interprétation du parcours de Malik, du sens à donner à cet itinéraire d&#8217;un arriviste, le plaisir pur de la forme, de l&#8217;esthétique, de la tension narrative et formelle reste la plus grande réussite du film. La grande force d&#8217;Audiard est de faire émaner le questionnement du spectateur de la forme elle-même, critiquable au point de vue éthique donc paradoxale, puisqu&#8217;elle nous décrit ce qui pourrait être une descente aux enfers comme une réussite sociale.<br />
 <br />
  Ici, c&#8217;est bien la forme qui sublime et transcende le fond, multipliant les couches de sens autour de l&#8217;émergence d&#8217;un bandit, nouvelle figure du self-made-man en ces temps de crise où les self-made-men font souvent bien piètre figure. D&#8217;ailleurs, et pour éclairer, peut-être, la troublante image finale &#8211; vous avez déjà vu, vous, un film de bandit qui se termine sur un happy end  ? -, il est bon de savoir que la chanson qui l&#8217;accompagne est une version modernisée de &laquo;&nbsp;La Chanson de Mackie&nbsp;&raquo;, tirée de L&#8217;Opéra de Quat&#8217;sous de Brecht. La chanson qui couronne le règne de Mackie le surineur, le bandit, le magouilleur&#8230; Un prophète des temps nouveaux ?</p>
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		<title>Parlez-vous le Tarantino ?&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 04:28:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mushroom</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8230;ou pourquoi il ne faut pas avoir peur du dernier film du mauvais garçon le plus talentueux du cinéma américain.</p>
<p> C&#8217;est un fait récurrent autour de moi : le nouveau Tarantino fait peur, ou tout du moins il ne fait pas envie, (trop) bien déguisé sous ses dehors de film de guerre. Aussi, et même s&#8217;il n&#8217;en a pas tellement besoin au regard de ses excellents démarrages en France comme aux U.S.A., je voudrais ici réhabiliter Inglourious Basterds, avant qu&#8217;une communication trop marketing ne lui accole l&#8217;épithète flatteuse mais mortifère de chef-d&#8217;oeuvre maudit. Et, tant qu&#8217;à faire, esquissons ici ce qui nous semble essentiel pour pénétrer dans le cinéma de Tarantino, traçons un vademecum indispensable aux néophytes dans ce territoire truffé de pièges.<br />
 Ces pièges, pourrait-on croire, sont à coup sûr ces références dont le cinéaste, certes, est friand. Mais nul besoin d&#8217;être un expert dans toutes les catégories du cinéma bis pour apprécier Inglourious Basterds. Au contraire, Tarantino y joue sur le genre avec inventivité et irrespect, ce qui fait tout le sel du film. Tantôt, il pousse jusqu&#8217;au bout certains stéréotypes du cinéma (ainsi celui de la scène de tension qui débouche sur un affrontement ultra-violent), les vidant ainsi de leur sens, confinant à un absurde quasi-beckettien, lequel ne laisse demeurer qu&#8217;un seul sens possible : ce sens est esthétique, c&#8217;est celui de la beauté d&#8217;une scène de pur cinéma. Tantôt il renverse sans vergogne, et avec une délectation communicative, les codes et les idées reçues des films de guerre américains.<br />
 Je pense ici à cette caractéristique curieuse qui veut que les américains soient TOUJOURS les &laquo;&nbsp;bons ricains&nbsp;&raquo; dans leurs propres films, et que toute la responsabilité de la violence ou de la guerre soit immanquablement rejetée, comme si c&#8217;était naturel, sur la partie adverse, quelle qu&#8217;elle soit. Et ici, dans ce contexte de la Seconde Guerre Mondiale qui sert à l&#8217;Amérique le rôle de sa vie, celui du Nouveau Croisé en lutte contre le nazisme, Tarantino met en scène une bande de juifs exilés aux Etats-Unis, brutes sanguinaires emmenés par un Brad Pitt en grande forme, dont le but est simple : casser du nazi. Scalper du nazi, aussi. Exploser du crâne de nazi à coups de massue. Bref, je vous passe les détails : à la violence ne s&#8217;oppose que la violence, la loi du Talion, sans aucune justification morale. Tarantino balaye à grands coups de torchon le potitiquement correct, et sa jubilation à démentir le mythe du bon soldat américain se transmettra à toute personne douée de sensibilité et ayant dû subir dans son intégralité, par exemple et au hasard, La Chute du Faucon Noir.<br />
 On voit bien que, au-delà des poncifs du film de guerre, c&#8217;est également tout le discours attendu sur la Seconde Guerre Mondiale que le cinéaste fait voler en éclats. Foin des camps ici. Goebbels, dont les sombres agissements ne sont pas à rappeler, et Hitler lui-même, deviennent des pantins, pathétiques ou ridicules, traités sur un mode clownesque. Même les juifs du film ne sont guère sympathiques: ils n&#8217;ont qu&#8217;une obsession, la vengeance, la destruction. Car c&#8217;est du cinéma.<br />
 C&#8217;est du cinéma, le premier commandement &#8211; et le seul &#8211; des Tables de la Loi selon Tarantino. Seul importe le plaisir du cinéma : le plaisir esthétique, l&#8217;émotion, le plaisir du spectateur, dégagés de toute considération morale, de tout message, de toute éthique. A quoi bon s&#8217;encombrer de tout cela ? C&#8217;est bien le seul message du film : nul besoin de message. En créant, pour y placer son film, une uchronie à partir de la Seconde Guerre Mondiale, Tarantino ne fait rien que d&#8217;habituel : créer à partir d&#8217;un monde en apparence réel cet autre lieu idéal, celui du cinéma, où tout peut arriver pour le seul plaisir de l&#8217;enfant avec ses j&#8230; Pardon, du cinéaste derrière sa caméra. Le monde de Kill Bill, de Boulevard de la Mort ou celui de Pulp Fiction ne sont pas plus réalistes que celui déployé ici, et Hitler ou Goebbels n&#8217;ont pas plus de réalité &#8211; et donc n&#8217;ont pas a être chargés d&#8217;une plus grande connotation morale &#8211; que la mariée en jaune. On peut noter au passage le coup de force sans précédent de Tanrantino, qui fait subir à la plus grande honte du XXème siècle un lifting comique et transforme un tabou littéraire (cf. le philosophe Adorno qui estime qu&#8217;écrire de la poésie après Auschwitz est &laquo;&nbsp;barbare&nbsp;&raquo;) en un prétexte à cinéma &#8211; donc à plaisir.<br />
  Et c&#8217;est du cinéma tarantinesque, lequel, depuis Kill Bill, tourne autour de cette obsession : la vengeance. La vengeance comme forme particulièrement romanesque du conflit; car le conflit et surtout les rapports de domination et de soumission forment bien le coeur du cinéma de Tarantino. J&#8217;en tiens pour preuve la terrible première scène d&#8217;Inglourious Basterds, scène insupportable de reddition morale, dans laquelle c&#8217;est le langage qui est l&#8217;instrument de domination.<br />
 Et oui, si de loin la violence déployée par Tarantino peut dérouter, il ne faut pas oublier que celle-ci est avant tout verbale et que le permier instrument du combat, c&#8217;est le langage. A chaque déferlement de violence est associée la question du langage, qui le prépare et le rend inévitable. Tarantino s&#8217;amuse ici avec son cadre, celui d&#8217;une Europe où se mélangent les différentes nationalités, pour orchestrer un ballet virtuose de langues dont la maîtrise assure le pouvoir et la domination. Le colonel S.S. Landa possède cette maîtrise et joue de ces différents langages, non seulement comme de masques, mais également pour traquer les juifs dont il a en charge la destruction.<br />
 Le colonel S.S. Landa, alias Christoph Waltz : si vous n&#8217;aviez qu&#8217;une raison d&#8217;y aller, alors allez-y pour lui. Son prix d&#8217;interprétation à Cannes en mai dernier, iconoclaste et politiquement incorrect, est parfaitement mérité par une prestation détonnante, décalée, subtile et savoureuse &#8211; son onctuosité, sa préciosité et ses bonnes manières n&#8217;ont d&#8217;égaux que son sadisme latent, sa violence et son arrivisme&#8230; Je m&#8217;enflamme, je m&#8217;égare, mais une performance si originale est tellement rare de nos jours qu&#8217;elle mérite d&#8217;être soulignée. A vous de la découvrir&#8230; Et de la juger, car elle peut étonner.<br />
 Ainsi, pour peu que l&#8217;on n&#8217;oublie jamais qu&#8217;on est ici dans le lieu de la fiction, dans l&#8217;univers violent, glamour, extrême en un mot, du cinéma, Inglourious Basterds est une variation virtuose, stimulante et intellectuellement excitante sur un genre battu et rebattu.  Scénariste savoureux et amoureux de l&#8217;image, Tarantino nous offre un excellent divertissement qui s&#8217;affranchit de toute conscience morale pour s&#8217;affirmer et s&#8217;assumer comme tel. Le cinéaste pousse même le vice, à l&#8217;instar du personnage d&#8217;Aldo Raine, jusqu&#8217;à &laquo;&nbsp;signer&nbsp;&raquo; son film&#8230; Mais à vous de juger de cet ultime clin d&#8217;oeil du cinéaste au spectateur, pour le moins&#8230; marquant.</p>
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