Warning: Creating default object from empty value in /home/bargeo/sd/glob/www/wp-content/plugins/bp-advanced-seo/bp-advanced-seo.php on line 182 Des musiques et des formules... - LE GLOB DE BARGEO
 

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Des musiques et des formules…

Pour continuer ma lancée sur le sujet des musiques, je me suis attardé sur ce que l’on nous proposait aujourd’hui à travers les médias, écoutant, analysant les constructions musicales qui se suivaient les unes après les autres. Je dois dire malheureusement que le tour fut vite fait, le circuit accompli en ligne droite, sans chicane, sans dos d’âne pour perturber un tant soi peu la monotonie et la grisaille de mon exploration. De fait, je me suis quelque peu senti envahi par une insidieuse sensation de répétition voire même, en poussant plus loin, de manipulation.
En effet, je m’entend parfois dire que ces médias, distributeurs, producteurs nous donnent ce que nous aimons et demandons, qu’ils ne produisent que ce que demande le peuple, le pouvoir au peuple… je me suis donc servi de mes petites connaissances musicales ainsi que techniques en tant qu’amateur dans le domaine du son, pour découvrir, ou plutôt pour confirmer cet abrutissement que l’on nous impose à travers ce que j’appelle une formule mathématique.

La musique populaire est tombée dans la coupe des entreprises marchandes et logiquement, pour améliorer sa « productivité », il a fallu, comme n’importe quel produit, trouver la formule permettant de vendre un maximum de produits pour un minimum d’investissement….la sacro-sainte rentabilité au service d’un maximum de profit pour un minimum de bénéficiaires.
Tout d’abord, il nous faut trouver une belle gueule, avide d’argent voire mieux encore de paillettes, parfois même une gueule cassée, pour le marketing, cela dépend de la tendance. Ensuite, le producteur, aidé des ingénieurs son, va concocter une petite mixture basée sur une recette très précise. On ajoute à cela une bonne communication, un matraquage en règle sur les ondes et hop on a notre tube.

Cette recette au final on la connait tous, une bonne petite mélodie courte et répétitive, facile a retenir, une intro, deux couplets, un refrain, un autre couplet suivi d’un autre refrain, un solo, puis le final avec le refrain repris a tue-tête à la tierce supérieure. Oui mais sait-on aussi que tout est calculé à la seconde, millimétré, car vous comprenez, un solo qui dépasse les 22 secondes va ennuyer l’auditeur mais surtout permettre moins d’espace publicitaire à l’heure ! De quoi façonner la créativité dans un moule bien défini…..

La formule est bien rodée, rentable et efficace. Combien de nouvelles stars avons-nous pu voir sortir de ces académies, admirés, adulés alors, sacrés numéro un avant que d’avoir sorti le moindre disque ? Aujourd’hui, il faut être une star pour pouvoir prétendre être un artiste…et non l’inverse. Question de marketing encore une fois, on s’assure d’abord de la notoriété du personnage afin de pouvoir établir une bonne projection sur les ventes…étrange procédé…

En général, lorsque je découvre un nouvel album, un nouveau groupe, une nouvelle musique, je n’aime que rarement à la première écoute, le « produit » ne correspondant pas à la « formule », il nécessite donc une écoute attentive, un certain effort de ma part, ah oui, l’effort….
Il fut un temps où nous avions accès facilement à tous les genres de musiques, les auditeurs/consommateurs étant ceux qui choisissaient et donc définissaient ce qui passait sur les ondes. Aujourd’hui on nous donne un produit en nous disant bien : « tiens bouffes ça tu verras tu en redemanderas » et on en redemande….

Au final doit-on continuer à faire de nos radios le bouillon fade, le régime sans sel à servir au peuple ? La crise frappant l’industrie de la musique n’est-elle pas l’un des signes de cette dégénérescence artistique poussée par les grandes enseignes telles que Universal , Sony ou encore Virgin ? Peut-être faut-il commencer par pratiquer des choix volontaires plutôt que de se laisser porter par cette facilité proposée dans tous les domaines aujourd’hui. Cette facilité qui au final permet un véritable contrôle sur nos gouts, associée au filtrage de l’information, à la collecte des données personnelles ne produit-elle pas un mélange quelque peu inquiétant ? Ne peut-on éviter la mainmise et la manipulation des industries sur la création artistique par le biais d’une action personnelle et volontaire?….

A suivre…