Par Truc

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Les dents de la Loire

Stagiaire dans un petit village des bords de la Loire, à quelques kilomètres de la ville de Blois, j’ai découvert de balade en balade l’exceptionnel biodiversité qu’offre le dernier grand fleuve sauvage d’Europe. Cette partie du bassin ligérien se trouve riche d’une faune et d’une flore qui lui a valu d’être classé au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Et c’est d’une espèce remarquable que je voudrais aujourd’hui vous parlez. Un animal discret qui hante les rives du fleuve depuis quelques années déjà. Il s’agit du castor, le plus gros rongeur de France. Autrefois présent sur la majorité du territoire, l’animal a bien faillit disparaître au XVIIIe siècle en raison de la chasse intensive pour sa fourrure et la destruction de son milieu de vie. Il ne subsistera qu’une dizaine d’individu dans le bassin du Rhône. Protégé en 1909, le castor est réintroduit sur la Loire au milieu des années 70 et depuis ce temps semble se plaire dans son nouvel environnement.

J’ai constaté, non sans dépit, que beaucoup de gens ignore totalement la présence du castor sur la Loire. De plus la ressemblance avec son cousin le ragondin de facilite pas la différenciation des deux espèces.

Animal crépusculaire et nocturne, le poids d’un castor adulte est compris entre 15 et 30 kg pour une taille qui varie entre 1m et 1,30m, queue comprise. Son régime se compose exclusivement d’écorces, de jeunes pousses d’arbres à bois tendres, de feuilles et de fruits. Ses puissantes incisives couleurs orangée sont adaptées à sa façon  particulière de se procurer de la nourriture. Pataud sur la terre ferme, les adaptations du castor à la vie aquatique sont remarquables; les yeux, les oreilles et le nez sont fixés au sommet d’une tête plutôt aplatie. Et lorsqu’il plonge, les orifices du nez et des oreilles se referment et les yeux se couvre d’un voile protecteur. Pourvu de pattes postérieurs palmées, le castor tient une bonne quinzaine de minutes en apnée.

Contrairement à son cousin d’Amérique, le castor Européen, ne construit pas ou peu de hutte. Le plus souvent, il creuse un terrier dans la berge, l’entrée se trouvant toujours sous le niveau de l’eau et donc invisible. La cellule de base est la famille, composée d’un couple d’adulte, de jeunes de l’année et de ceux de l’année précédente. Une famille occupe un territoire de 500m à 3 km de cours d’eau en fonction de la richesse du milieu et l’espace favorable disponible.

Voilà donc pour une présentation, sommaire de l’espèce. Pour en savoir plus, je ne saurais que vous conseillez la lecture de l’excellent journal “la hulotte” et notamment les numéros 85, 87 et 90.

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Un commentaire

  • Mission Val de Loire (1 comments), le 20 juillet 2010

    Bien que la Loire soit en effet riche d’une faune et d’une flore remarquable, ce n’est pas l’élément déclencheur de l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

    Voici les motifs de l’inscription :

    Le Val de Loire est un paysage culturel exceptionnel le long d’un grand fleuve, qui témoigne du développement harmonieux d’interactions entre les hommes et leur environnement sur deux mille ans d’histoire (ii). Ce paysage, et plus particulièrement ses nombreux monuments culturels, illustre également à un degré exceptionnel les idéaux de la Renaissance et du siècle des Lumières sur la pensée et la création de l’Europe occidentale (iv). Le Val de Loire est remarquable pour la qualité de son patrimoine architectural, avec ses villes historiques telles que Blois, Chinon, Orléans, Saumur et Tours, mais plus particulièrement pour ses châteaux de renommée mondiale, les « châteaux de la Loire », comme celui de Chambord (i).

    Ce n’est donc pas la seule nature (faune et flore) du Val de Loire qui est exceptionnelle, mais bien l’interaction harmonieuse que l’homme entretient avec elle depuis deux millénaires.

    Plus d’informations sur : http://www.valdeloire.org

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