Par drjib

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Des neurones dans le cul…

Le système nerveux entérique contrôle le système digestif aussi bien pour l’activité motrice que pour les sécrétions et la vascularisation.

Il contient plus de 100 millions de neurones, sécrète au moins 20 neurotransmetteurs identiques à ceux que l’on trouve dans le cerveau, produit 70 à 85% des cellules immunitaires de l’organisme et héberge 100 000 milliards de bactéries.

Le cerveau abdominal est composé d’une part des neurones sensitifs de type mécano-, thermo-, ou chémorécepteurs et d’autre part de neurones effecteurs de type moteur ou glandulaire. L’étude de ces neurones a donné naissance à une nouvelle science, la neuro-gastro-entérologie.

Le système nerveux entérique est constitué de deux plexus ganglionnaires qui s’étendent sur toute la longueur du tube digestif:

  • Le plexus myentérique (ou plexus d’Auerbach) situé entre les deux couches musculaires de l’intestin, commande les contractions.
  • Le plexus submuqueux (ou plexus de Meissner) surtout présent dans le grêle, entre les muscles et la muqueuse, contrôle les sécrétions.

fig 5 chap 4[1].10

La connexion cerveau/intestin, système nerveux central/système nerveux entérique, se fait à travers le nerf vague créeant une relation complexe entre les deux systèmes nerveux

Structurellement et fonctionnellement, le système nerveux intestinal et le cerveau se ressemblent. Ils utilisent les mêmes structures de neurones sensoriels et moteurs, les mêmes circuits de traitement de l’information ainsi que les mêmes neurotransmetteurs dont l’acétyl-choline, la norépinéphrine, ou la dopamine.

Wj7yOxHr-istock-000008810355xsmall-s-Mais c’est la sérotonine qui serait le neurotransmetteur principal de ce système,ce qui entraine une condition: les médicaments définis pour agir sur les synapses du cerveau sont susceptibles d’avoir aussi des effets au niveau de l’intestin.

De ce fait, au début des traitements anti-dépresseurs, près de 25% des patients ressentent des nausées ou des diarrhées. Avec des doses plus élevées ou des traitements de plus longue durée, les récepteurs de sérotonine dans l’intestin deviennent insensibles provoquant des constipations.

M. Gerhson explique: ” On commence à réaliser que ceux qui cherchent comment le cerveau détraque l’intestin sont partis dans la mauvaise direction”. C’est parfois l’inverse qui se produit et ainsi des maux de ventre peuvent alors entrainer des souffrances psychiques.

Il conclue: ” Votre intestin peut vous rendre dingue…

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4 commentaires

  • Santinele (81 comments), le 1 janvier 2010

    Je kiffe la “lumière intestinale” du schéma et pense à tous ces kilomètres laborieux de merde qui poussent vers la lumière, l’espoir d’une nouvelle vie…
    Bonne Année !

  • barbemusicale (28 comments), le 2 janvier 2010

    Ça explique pas mal de chose…
    Par exemple pourquoi la plupart des enfant adoptent la même attitude quand ils poussent pour expulser un étron (bref, qu’il chient) et quand ils sont dans une réflexion intense. (imaginez un gamin qui fait “hummm” avec les sourcils froncés) Ils utilisent en fait l’ensemble de leur capacités.
    Ça explique aussi nombre de “ventres à pattes”, qui doivent tout simplement être des entéros-surdoués.
    Si ça se trouve, il y a même des schizophrènes qui ont leur deuxième personnalité dans leur cerveau abdominal.
    Sur ce, bon appétit.

  • romanzini (1 comments), le 6 novembre 2010

    vraiment, j’adhère et si l’inconscient siège dans notre ventre ? et si l’agression psychique siégeait dans notre ventre, si le ventre n’avait pas les moyens de traiter cette information indigeste ? j’ai souvent remarqué, ne riez pas s’il vous plait, quand j’ai le ventre en vrac, cela déclenche des maux de tête… et si je fais des exercices tout simples de respiration, les fluides circulent mieux et mes maux de tête s’apaisent ! mon nerf vague divague, vague à l’âme…

  • drilholle (1 comments), le 3 mars 2011

    Citer ses sources documentaires et graphiques favorisent nettement le fonctionnement cérébral à moins de confirmer ainsi d’avoir le cerveau en trou du cul. A voir si le manque de sérotonine influe plus sur l’humour que sur l’ego.

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