Non, adopter Time Machine n’est pas comparable à la signature d’un contrat de mariage, et pourtant …

Si l’on considère l’ensemble des réactions des usagers, on ne peut être que frappé de voir  combien est vive, voire passionnée, la prose que suscite ce logiciel. Les uns adulent cette merveille quasi-divine, tout droit sortie de la distribution Leopard, tel Athéna sortie tout armée de la tête de Zeus; pour les autres, en revanche, c’est un des derniers avatars de MacOSX, signant là, à fort gros trait, la décadence annoncée de l’ex-plus-beau système d’exploitation du monde blablabla… Bref, quoi de plus normal sur le web en ces temps changeants.

time-machine

Pré-requis

Tout d’abord, pour ceux qui auraient dormi pendant le dernier millénaire, ou qui n’auraient pas de pommier dans leur jardin secret, Time Machine est l’utilitaire de sauvegarde de données intégré dans MacOSX Leopard. Il permet de restaurer n’importe quel fichier qui a été enregistré sur le disque dur (disons pendant une heure – intervalle entre deux sauvegardes automatiques … mais il y a d’autres nuances…).

Pour éviter de réécrire ce que d’autres ont écris, une petite recherche dans notre navigateur préféré permet de se faire une idée de l’affaire: une descritpion sommaire sur wiki, quelques banalités et des précisions sur OSX facile, un petit applet pour bien planter vos prochaines récupérations de données sur timesoftware, des petites réprimandes mignonnes sur tom’s guide, et des explications de rattrapage chez Apple.

Le plantage du disque-dur

Dans notre cas, nous considérons que nous avons respecté toutes les précautions d’usage dans l’installation et la configuration de Time-Machine (en particulier; un nom d’ordinateur à coucher-dedans, un disque dur pas forcément dédié mais de bonne facture et de taille raisonnable, et un formatage en bonne et due forme de ce dernier – MacOS journalisé).

Nous avons cramé pour vous le disque dur d’origine d’un MacBook Pro, comme ça, juste pour le plaisir et par dévouement un peu aussi quand même. Bien-sûr, ce disque contenait des vraies données, accumulées à l’huile de coude et sueur frontale depuis presque deux ans et dont la seule sauvegarde valable résidait sur un disque externe de 500 Go de bonne facture et entretenu comme il se doit. Après les premières appréhensions (le contexte du plantage était, lui aussi, critique… sur la fin d’une deadline de commande urgente, bien-sûr), un nouveau disque a été commandé en ligne, et reçu le lendemain, dans le but d’entamer la procédure de récupération du système au moment du plantage (physique, j’insiste) du disque dur. Après le classique protocole de changement de disque dur, vint le moment de tester l’efficacité de Time Machine.

La restauration du système complet sur le nouveau disque, à partir de la sauvegarde Time Machine

Le disque d’installation du système MacOSX 10.5 inséré, le MacBook Pro est redémarré et le disque externe contenant la sauvegarde branché. La première étape consiste à formater le nouveau disque dur. Votre mémoire défaillante ne vous permet pas, à ce moment précis, de vous souvenir comment diantre avez-vous formaté votre feu disque dur d’avant… Bien, l’idéal eut été de s’en rappeler, mais il vous reste 4 solutions (proposées par l’utilitaire de disque Mac). Il faut en effet que le système de formatage de votre nouveau disque soit identique à celui de l’ancien pour réussir votre clonage. Commencez par essayer de formater votre disque en MacOS journalisé basique (il faudra revenir à cette étape si la récupération échoue, et tenter d’autres types de formatage du disque dur, toujours avec l’utilitaire de disque proposé par Apple dans le DVD d’installation). Le formatage dure trente secondes. Ensuite, dans les utilitaires du DVD système d’Apple, lancez l’utilitaire de récupération de données avec Time Machine. Suivez ensuite les instructions. Si l’effacement du disque (le neuf… bien-sûr) dure plus de quelques secondes à quelques minutes, c’est que vous vous êtes trompés dans le formatage, vous êtes bon pour reprendre la procédure au début en choisissant une autre option de format (forcer à quitter et redémarrage en prime). Si tout se passe bien, l’ensemble de la procédure ne doit pas excéder trois heures pour un système de 150 Go environ.

Les étapes principales

  • Installer physiquement le nouveau disque dur
  • Insérer le DVD système d’Apple et démarrer en maintenant la touche c enfoncée (Bzoiiinnggg!!!!)
  • Formater le disque dur avec l’utilitaire de disque (attention au choix du format – par défaut: Mac os journalisé)
  • Récupérer le système avec l’utilitaire Time Machine du DVD
  • Redémarrer

Epilogue

Voilà. C’est très agréable ensuite de redémarrer son MacBook Pro comme si de rien n’était… et comble de l’extase, firefox vous demande si vous voulez reprendre la navigation à l’endroit où vous étiez lorsque votre disque dur à cramé! C’est le cas aussi des autres logiciels bien conçus, qui ont stockés leurs infos dans un cache et peuvent les récupérer, comme s’il s’agissait d’un simple plantage logiciel. Ce n’est pas divin, c’est normal; ceci dit, je recommande vivement l’emploi de Time Machine couplé à 500 Go ou un To externes. Le succès de la sauvegarde dépendra surtout de votre configuration et pour ceux qui ne l’auraient pas compris: Time Machine, c’est bien!

A bon entendeur Salut!

M

A lire également :

    Aucun résultat

Poster un commentaire

Subscribe without commenting