Par Santinele

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The Twilight Zone…

…non, ce titre n’a aucun rapport avec la fameuse saga sanguinolente - mais végétarienne - qui secoue les âmes sensibles et en manque de piquant : aucun rapport.

The Twilight Zone, pour les English-talkers, c’est le titre original d’une série très connue aux Etats-Unis et aussi en Europe, donc chez nous en Gaulle, mais sous le nom de Quatrième Dimension

Bienvenue dans une autre réalité...

Bon, le décor est planté pour poursuivre cet article. Je peux continuer, The Show Must Go On.

La pensée de l’existence d’autres réalités parallèles à celle que nous partageons tous, pour la plupart, est troublante. Çà oblige à mettre en perspective le connu, le sensible. Ce que nous percevons par nos sens, directement. Et plus le temps passe, plus la science reconnaît qu’il y a des dimensions de ce type. Les trous noirs zum Beispiel, mystères devant l’Eternel, font  par leur apparente “absence” dans l’univers, le plus gros du poids total de celui-ci alors qu’ils sont plein de Rien, en tout cas, plein de quelque chose que nous ne percevons pas avec les outils actuels de l’astronomie. Ou encore, le “vide” entre les atomes, les électrons et toutes ces petites choses sans masse aucune qui font la matière. Plus on zoome, moins on voit, çà se “fractale“, tel les Poupées Russes, à l’infini et on se fractale la gueule dans ce mystère en abyme, aspirés par l’évidence de l’existence d’autre chose.

Dans l’infiniment petit de la matière, on ne voit rien, mais çà bouge dans tous les sens, avec différents niveaux de vibrations. C’est la Twilight Zone, là où on veut pas aller parce que d’abord, il n’y a pas Coca-Cola là-bas, pas de WiFi et pas de Déclaration des Droits de l’Homme…parce que là-bas, l’homme est justement un élément constitutif d’un Tout, et quoi qu’il fasse, il est cantonné à son rôle, petit rouage d’un grand mécanisme : l’expansion de la matière dans l’univers. On peut pas lutter les gars ! çà tourne là-dedans, depuis les lustres et on est dedans, on tourne avec. Dans l’infiniment grand et l’infiniment petit. Sachant que ce que nous définissons comme tel, l’est à l’aune de l’importance que nous nous donnons dans cette valse à 7 temps qu’est la ronde de la matière…

Pourquoi pas...

Çà va, vous êtes toujours là ? Bienvenue dans la Twilight Zone…je vous avais prévenu.

En résumé, je suis en train  d’ouvrir un débat sur la perception que nous avons – ou que nous voulons avoir – sur ce qu’on appelle la réalité. Caf, Assedic, élections présidentielles, low-cost, Coupe du Monde, préservatifs, guerre biologique et Théorie du Complot. Çà c’est la réalité. La nôtre, ici et maintenant, en France aujourd’hui même.

Préhensible par nos sens, 5 officiellement.

Et où je veux en venir, c’est à l’état dans lequel on se met quand on se connecte à la Toile. Quand on va faire un tour sur Google ou autre moteur de recherche – il va falloir d’ailleurs penser sérieusement à détrôner bientôt cette petite start-up de la Silicon Valley et fissa – on se met dans un certain “état”. On est devant un écran, mais on est pas vraiment, je veux dire physiquement on est là, mais ne me dites pas que vous êtes complètement aware à ce qui se passe autour de vous d’un point de vue matière, inerte ou pas, de la pièce où vous êtes. Charriez pas.

On est devant l’écran et celui-ci est une porte vers une dimension autre et nouvelle, pleine de promesses. On entre dedans, on y vole, on y avance à la vitesse supersonique de nos pensées, dans un espace-temps nouveau que nous ne conscientisons pas, surtout pas, mais dans lequel on se sent bien…comme dans de l’eau. Comme au tout début du début de notre ère personnelle : le ventre de maman…

Et en plus, on est tout seul dans la pièce, avec l’écran, mais on ne sent pas seul, parce qu’on est pas seul…on circule à la vitesse de 299 792 458 m/s – ou plus ? lumière et pensée vont-elles à la même vitesse ? – avec d’autres potes ou de parfaits inconnus et çà nous dérange pas, c’est normal. Mais on veut pas penser une seule seconde qu’on peut le faire tout le temps, même quand on est pas devant un écran…vous en dites quoi de çà…? çà peut aller loin…

Et dans cette dimension qu’est l’espace-temps accessible par l’écran, il y a des lieux de rencontres, des déserts…des climats, des vents, il y a des lois comme dans la réalité préhensible par nos sens. Il y a un désert de Gobi dans notre espace commun ayant pour support les éléments de nos bécanes respectives…

Un jour, on aura plus besoin de toute cette matière pour partager cet espace-temps…vous imaginez ? Se mettre dans un état modifié de conscience – EMC – pour se connecter les uns aux autres sur le Glob de Bargeo, ou sur je ne sais quel autre “lieu” de la Toile que nous appelons “Site”, ou “Blog”, ou “Moteur de recherche”…sans avoir recours aux machines, à la matière donc.

Scotchant. Sachant que cette faculté, pas mal de peuple la pratique depuis des lustres. Serions-nous en retard ? Pourquoi faire un tel détour par la matière pour ensuite revenir à l’esprit ? çà va autrement plus vite par l’esprit non ?

Je suis en train de dire des énormités ? Oui je sais, mais dans ce cas je vous renvoie à l’article de Barth sur SixthSense

Bienvenue dans la Twilight Zone chers Globonautes. N’oubliez pas que la machine devant laquelle vous êtes pour lire cet article, complexe, chère – ou pas – et nocive pour votre santé – çà c’est béton – qui vous sert de support pour y entrer a été conçu par un cerveau, le même que celui qui commande vos nerfs optiques pour lire cette ligne qui se termine là, par ce point.

Allez, bon voyage, à plus au prochain carrefour supersonique et neuronal. Pas d’excès de vitesse…

Intro hyper-connue de la Twilight Zone

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2 commentaires

  • barbemusicale (28 comments), le 14 février 2010

    He, beh! Je ne doit pas être suffisamment évolué. Je ne suis pas encore assez no-life pour me balader dans une nouvelle dimension via internet. Ce doit être pour ça que je n’arrive pas vraiment à suivre le cour de tes pensées: c’est que 299 792 458 m/s, ça va un peu vite!
    D’ailleur, pour répondre à ta question, la pensé et la lumière ne vont pas à la même vitesse: la pensé transite de neurone en neurone via les synapses, et ça, c’est un mécanisme chimique (généralement: je viens de voire qu’il existe des synapses électriques, mais qui sont très rares). Ce qui se passe entre les synapses a une vitesse qui peut varier avec l’age (notamment pour les enfant qui on le système nerveux qui n’est pas complètement développé), ou en fonction de ce qu’on a absorbé (alcool, café, dopants, et autres drogues).
    De plus, la lumière a un gros avantage en terme de vitesse: elle va tout droit, tandis que la pensée, elle, doit suivre tout les méandre de tes raisonnement.

  • Santinèle (81 comments), le 14 février 2010

    Excellent ! Merci Barbe, je sais que dans ma tête, c’est le 14 juillet non-stop et heureuzeument qu’il y a des exutoire comme le Glob pour que je puisse élucubrer en paix et en toute liberté !
    En tout cas, je me suis bien lâchée, çà fait du bien…

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