Par George

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Bonnes résolutions.

Il est dur d’assener avec autant de simplisme un titre d’une vulgarité si commune. Bonnes résolutions… Ou pourquoi pas “meilleurs voeux”, “bonne année”, “bonne santé”, ou, summum de l’indigence intellectuelle, “plein de bonnes choses”…

La douceâtre hypocrisie de ces formules toutes faites, surfaites et surranées, me laisse à chaque fois une écoeurante impression de triste espoir prolétaire mal convaincu. L’espoir qu’un changement anecdotique de numérologie calendaire puisse, sans plus d’efforts qu’un gagnant du loto, éclairer la morne grisaille quotidienne dont la plupart d’entre nous s’affligent complaisamment.

Si la coutume des voeux du nouvel an n’a pour seule signification que d’exprimer à son entourage la sympathie que l’on éprouve envers lui, alors oui, Bonne Année à tous les lecteurs et rédacteurs de ce Glob ! Et n’étant pas désintéressé, que cette année soit prolixe en articles virulents, en commentaires passionnés et en rencontres incongrues. A bon entendeur ;)

Sinon, ne comptez pas sur moi pour souhaiter à qui que ce soit un changement, positif ou négatif, sur la simple base d’une considération numérique. 2009 ou 2010, peu me chaut, et ce prétexte à réjouissances orgiesques me parait bien incongru pour justifier que l’on se préoccupe, une fois par an mais surtout pas plus, de l’avenir d’autrui.

Jeunesse de Bacchus. Il navait pas besoin de prétexte pour samuser, lui, et je doute fort quil se soit mortifié à coups de bonnes résolutions...

Jeunesse de Bacchus. Il n'avait pas besoin de prétexte pour s'amuser, lui, et je doute fort qu'il se soit mortifié à coups de bonnes résolutions...

Maintenant que cette injuste indignation est éclusée, tel l’ivrogne se séparant à regret de sa dive bouteille, me voilà enjambant prestement un nouveau cheval de bataille : les bonnes résolutions.

Combien d’alcoolique promettront aujourd’hui, aidés par une nausée persistante, qu’on ne les y reprendrait plus ? Combien de fumeurs jetteront à la face de l’univers une ferme intention de ne plus jamais s’encrasser les poumons, au moins jusqu’à la prochaine fois ? Combien de névropathe du porte-feuille jureront de ne plus l’ouvrir qu’à bon escient (ah, si les politicards de tous bords pouvaient en faire autant…) ?

Bref, vous l’aurez compris, je haï les bonnes résolutions presque autant que les déjections canines sur les trottoirs parisiens. C’est immonde, ça pue, et même si l’on s’en débarrasse rapidement, il y en aura toujours une autre au prochain coin de rue. Pire que tout, ça incommode généralement bien plus l’entourage que la personne à l’origine de cette gêne. Avis aux fumeurs désireux d’arrêter…

Ma bonne résolution à moi, “c’est la mienne, pas la tienne” comme dis ma fille en découvrant les délices capitalistes de la propriété, est de ne rien changer à ma conduite. De faire autant d’effort que par le passé (plus serait déraisonnable, il faut être conscient de ses limites), et surtout, surtout, … ben rien d’autre.

Et comme vous en avez surement assez de m’entendre causer sans réussir à deviner si je ne fais que me remettre péniblement d’un abus subséquent au festivités de cette nouvelle année que je critique tant sans pourtant savoir de quoi elle sera faite, ou si, peut-être, il y a quelque chose à comprendre à ce fatras indigeste que je viens de tartiner, sachez que je suis heureux de pouvoir continuer à râler ici une année de plus.

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3 commentaires

  • Eric (4 comments), le 2 janvier 2010

    Vive les râleurs!

  • toto (96 comments), le 18 janvier 2011

    hello. tien au fait, j’ai remonté jusqu’a ton premier billet (gros cloche pied sur les 10 derniers mois), sympa sympa. pi bonne année tien

  • George (169 comments), le 19 janvier 2011

    Bonne année à toi aussi :)

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