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Coup d’ boule

A priori, je n’en ai rien à foot. Mais le scandale Ribéry éclabousse tant l’actualité que je ne puis que traiter ce sujet oh combien passionnant :

Scoop ! Les bleus (pas les schtroumpfs, les abrutis en short courant derrière un ballon tandis qu’une horde d’imbéciles les acclame pour des exploits on ne peut plus insignifiants), je disais donc les bleus auraient trempé dans une histoire vaseuse de proxénétisme. Un nom a été jeté en pâture aux lions : Ribéry. Celui par qui le scandale arriva.

Avec un sourire si enjôleur, avait-il vraiment besoin de payer ?

Car, circonstance agravante s’il en est une, il n’aurait pas eu la présence d’esprit de demander à la péripatéticienne (personne de sexe féminin et d’obédience supposée sarkosyste car respectant scrupuleusement l’interdiction de porter la burka, couramment appelée “pute”) dont il requit les services sa carte d’identité.

Las, la demoiselle était mineure. Haro sur le coupable (l’opinion publique s’embarrasse rarement de la présomption d’innocence, concept surrané que défendent certains personnages en robe longue travaillant dans les palais de justice) ! Le football, nouvel opium du peuple, étant irrémédiablement entaché de cette accusation de pédophilie, les médias se déchainèrent. Si l’on crie sus (prononcer “suce”) aux prêtres, combien plus devrait-on dénoncer attitude si éhontée de la part d’un dieu du stade ?

Et tout le monde de s’émouvoir de ce que leurs joueurs favoris se voient courrament approvisionnés en jeunettes fraiches, tendres et malléables à l’issue des matchs. Le repos du guerrier quoi.

Mais tout ce tumulte ne fait à mon avis que cacher une chose essentielle : il est certes moralement condamnable d’avoir recours aux services de prostituées (personne n’a d’ailleurs, me semble-t-il, relevé que cette activité était illégale en France). Toutefois, ne serait-il pas intéressant de s’enquérir des pourvoyeurs de chaire fraiche, des entraineurs qui sont probablement au minimum de connivence avec eux, bref, de tout ce réseau d’esclavagistes gravitant autour des joueurs ?

Il me semble un peu trop facile de ne stigmatiser qu’une icône, arbre cachant une bien triste forêt. Enfin, gageons que le fautif ne risque pas grand chose et ne sera guère inquiété. Espérons que la demoiselle ne servira pas de bouc émissaire (bien que tout le monde sache que c’est par la femme que le MAL arrive).

Quand aux véritables responsables, pour peu qu’ils pourvoient équitablement aux “besoins” de nos grands, stars, politiques, patrons influents et milliardaires de tout poil, croyez-vous vraiment que quelqu’un irait les dénoncer ?