Étant confronté en ce moment à une aventure liée à la vision de l’amitié , je réfléchis au sens réel de ce mot, de cette relation très particulière qu’ont les amis entre eux.

Je différencie très largement les amis des potes, ces derniers étant soit de potentiels futurs amis, soit des compagnons d’un moment avec lesquels je passe du bon temps. Les amis par contre, je les considère comme ma famille, c’est à dire que selon mon sens personnel de la famille, peu importe ce qui se passe on ne peut effacer les liens du sang, et de l’amitié donc.

J’ai pour ma part, toujours voulu croire que des amis peuvent tout se dire, ou presque, en tous cas ne pas se mentir… Lorsque une divergence d’opinions apparaît dans le paysage, peu importe, c’est un/une ami, chacun a le droit d’avoir ses positions sur tel ou tel sujet. La tolérance est importante dans la famille et les relations d’amitié.

Qui plus est, et là est principalement le pourquoi de cet article, si l’on est en divergence d’opinion avec une action de l’un, n’est-il pas du devoir de l’autre de lui dire? Si, connaissant cet ami on pense sérieusement que l’action qu’il envisage va lui faire plus de mal que de bien, n’est-il pas de notre devoir de le prévenir, de le conseiller, de lui dire ce que nous, en tant que frère/soeur/ami/amie nous en pensons? N’est-il pas aussi du devoir de celui qui reçoit ces critiques, ces visions différentes de les accepter, de les écouter, d’en tenir compte au moment de prendre sa décision?

Bien sûr, cela amène des tensions, des incomprehensions, mais si elles sont bien gérées, seulement temporaires. Je prend un exemple fictif d’une personne voulant se marier, demandant à son ami d’être son témoin. Situation extrême, cet ami, ce meilleur ami, ce frère, refuse car il est persuadé qu’il participera au malheur du futur marié, il lui dit pourquoi, lui explique que parce que c’est un ami un vrai, il refusera d’être actionnaire de ce malheur annoncé selon lui.

Situation extrême, l’ami a réagi de manière extrême, refusant de soutenir le futur époux dans son action au nom de l’amitié, tandis que ce dernier écoeuré, rejette donc cette si importante amitié qui les liait tous deux. Au final, quelques années plus tard, l’époux reconnaît, dans son coin, son malheur, et pense à cet ami qui essayait de lui dire quelque chose. Ils ne se sont pas revus depuis mais l’époux sait, il avait raison. La seule personne à lui dire ce qu’il en pensait c’était lui, tous les autres amis, la famille, ont fermé les yeux, en silence, sachant au fond d’eux-mêmes ce qui allait se passer, mais refusant de froisser une amitié, une relation, ou s’en foutant royalement. Ceux-là sont encore aujourd’hui dans le cercle amical de l’époux, tandis que le vrai, le franc le pur ami, lui, est loin, rejetté, dénié…

Difficile d’être un ami, non? Ou sinon, on choisit l’autre camp, celui du bon temps et des rigolades, mais surtout pas du malheur des autres, jusqu’au jour où, on se retrouve seul avec sa propre fiente, car on a manqué d’un ami franc et direct pour nous dire qu’on faisait n’importe quoi. On pourrait se dire que l’ami en question aurait pu juste lui dire puis le soutenir dans son action et accepter d’être le témoin, mais au final, ne se trahirait-il pas lui même en jouant le jeu de l’hypocrisie?

Selon Aristote, l’ami vertueux ou « véritable » est le seul qui permet à un homme de progresser car cet ami est en réalité le mirroir dans lequel il est possible de se voir tel que l’on est.

L’amitié est un lien choisi, contrairement à la famille, mais c’est une chose rare, précieuse, qui se construit au fil des années, s’entretient et se cultive. Je pense que le choix de prendre parti en amitié est un des facteur fondamental de cette dernière, sans cela…comment pourrait-on définir l’amitié?

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3 commentaires

  • Ane (1 comments), le 4 février 2012

    oui l’occultation du nismzae de heidegger est une stratégie ou d’un dénis et en en effet cela participe d’une forme de révisionisme.Reste à voir une chose que je crains pour un futur peut-petre plus proche qu’on ne le crois, et si les heidegerriens en venait à assumer les options politique de heideggers ?Reconnaître et dénoncer le danger ethique de l’hypostase d’heidegger comme GRAND philosophe du xx siècle au regard de l’inspiration politique nazie de son oeuvre me semble une tâche honorable. Cependant, par delà cette préocupation, il manque un espace de recherche sur un hypothétique fondement éthique d’une pensée fondamentalement non-étique.Je m’interroge avec toute la prudence nécessaire et les réserves qui s’imposent. En quoi devrions nous trouver illégitime hors toute présupposition morale qu’une philosophie nazie puisse s’exprimer.Qu’on m’entende bien, personnellement je m’efforce modestement de combattre toute idéologie ayant trait au racisme, à la négation de l’universel au profit du particulier et à toute valorisation d’un héritage nazi mais en quoi cela relève-t-il d’autre chose que d’un choix ?Les thèses de faye père et fils, que je lis avec attention et admiration, prétendent qu’ »Heidegger ne pense pas » et justifient cela du fait que les discours heideggerien ne peux s’assumer comme éthique vu ses présupositions anti-universelle notamment au niveau de l’humain.La question qu eje me pose est, en quoi cette position se distingue-t-elle cependant d’une pétition de principe ?En d’autres mots pourquoi un discours qui rejetterait l’universel et l’éthique ne constitue pas un pensée ou une philosophie ?Au delà d’une définition restrictive de la philosophie sur laquelle on peut s’accorder, je ne peux que me déclarer insatisfait sur le manque de développement autour de cette question pourtant fondamentale dans le débats qui nous occuppe.En effet, le monde « normal » dans lequel nous vivons me semble parfois fortement trouble si l’on prends la peine de jeter un oeil dans ses marges (centre de rétentions, prisons de haute sécurité…) Pour parler clairement, mettre en évidence le nismzae de heidegger n’est pas suffisant, il faut en plus de dénoncer dans le discours heidegerrien ce qui nous semble innacceptable donner le pourquoi de notre refus bref fonder ce qui nous amène à penser autrement que lui.au plaisir de vous lirealec

  • hidalgo (119 comments), le 5 février 2012

    pfff j’ai meme pas reussi a lire jusqu’a la fin! Jo …dehors! hhahahahaha

  • Corsaire Sanglot (51 comments), le 10 février 2012

    lol, j’avais même pas vu! pour une fois, c’est pas moi, faut croire que je suis plus le seul troll sur ce blog…

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