Depuis les évènements qui secouent la région du Maghreb et du Proche-Orient liés aux demandes de liberté des peuples, les plus hautes autorités militaires algériennes ont mis en place toute une stratégie pour annihiler toute volonté da sa population de s’exprimer.

Parmi les mesures prises par les responsables politiques, à la botte des généraux algériens, on peut facilement citer, sur le plan interne, la mise sous les ordres de la presse, bien que certains quotidiens publient des vérités sur la situation désolante qui prévaut en Algérie. Mais, ceci n’est qu’une soupape pour éviter une explosion sociale qui rappellerait les évènements douloureux d’octobre 1988 et celles qui ont suivi les élections annulées de 1992.

Sur le plan externe, cette même presse est usitée, toujours par ces généraux omnipotents, pour  rassembler le peuple algérien face à un ennemi extérieur, à savoir les pays de l’Otan, France en tête, suivi du Maroc, des menaces des terroristes de l’AQMI suite à l’avènement de nouveaux dirigeants en Tunisie, en Egypte et en Libye.

Dans cette stratégie, il est clair que le pouvoir politique, le Chef de l’Etat, Bouteflika, et son gouvernement, n’est qu’une marionnette docile, incapable de prendre une quelconque décision politique, tant dans les domaines diplomatique que national.

Après cette brève introduction, j’’explicite mes propos afin de démontrer ce loupé algérien :

1/ alors que les officiels algériens observent un black out sur les révélations du meurtre des moines de Tibhirine, la presse algérienne verse son venin contre la France et traite ses diplomates d’incompétents. A rappeler qu’il est de notoriété publique que ces moines ont été assassinés par  des éléments de la sécurité algérienne,

2/ les mémoires de Chadli Bendjedid, portant un regard sévère sur l’état des lieux algérien, n’ont pu être présentées au salon du livre d’Alger, en raison d’un report suspect de publication, mais aussi plus de 400 titres ont été refusés par les organisateurs,

3/ Washington qui vient de conseiller à ses ressortissants en Algérie de stocker des médicaments et de la nourriture,

4/ des informations fiables confirment qu’un certain dénommé Salama Khalil, haut responsable au sein du polisario,  a été capturé par les forces du CNT lors de la bataille de Tripoli. Ce mercenaire commandait des éléments du polisario mis à la disposition   de Kadhafi. Cependant, et toujours  ces mêmes informations, il aurait  réussi à prendre la fuite pour se réfugier à l’intérieur de l’Ambassade de l’Algérie à Tripoli, dans l’attente de son exfiltration vers les camps de Tindouf.

5/ L’Union africaine, dernier verrou diplomatique, a annoncé le 20 septembre qu’elle reconnaissait le Conseil national de transition (CNT) libyen dont le chef Moustapha Abdeljalil a rencontré le président Obama à l’ONU.

On peut donc dire, sur ce plan continental que le président  algérien, dernier chantre restant de l’UA, vient de recevoir une belle  volée de claques.

6/ pour tenter de déstabiliser la région, et notamment, la Tunisie, les stratèges militaires d’Alger  ont tenté, le 21 septembre 2011, de faire infiltrer des éléments du Polisario et de l’AQMI en Tunisie via le territoire algérien

Cette opération s’est avérée être un fiasco total tant sur le plan opérationnel  que diplomatique.

En effet, l’armée tunisienne a localisé ce groupe armé et a mis hors d’état de nuire cette horde sauvage. Ce groupe de terroristes et de mercenaires, aux ordres des militaires algériens et équipés de véhicules munis de batteries anti-aériennes, s’étaient infiltrés dans la région de Kabila à Bir Znigra  dans l’extrême sud tunisien.

A rappeler,  qu’en mai dernier, un colonel et un soldat de l’armée tunisienne avaient été tués à Rouhia (nord ouest) dans des échanges de tirs avec des hommes fortement suspectés d’appartenir à Al-Qaïda.

7/ il n’y a plus de doute que l’ombre du terrorisme de l’Aqmi aiguillonné par un Kadhafi vengeur plane sur la jeune démocratie tunisienne. Mais l’armée de Tunis est très présente aux frontières et remarquablement informée.

8/ Au vu de tous ces éléments, il n’est plus contestable d’affirmer que l’Algérie est dans l’incapacité d’assurer la sécurité de ses frontières, de combattre le terrorisme sur son territoire (il n’y a pas un jour sans un attentat dans ce pays) et d’assurer au peuple algérien quiétude, sérénité, joie de vivre et bien être social et économique ainsi que développement sur les plans de la santé, de l’éducation, du logement, des transports et de l’emploi.

Je conclus mon analyse par le fait que l’Algérie, qui a tellement mis la pagaille dans la région maghrébo-sahélienne pour tenter de dominer ses voisins et leur porter assistance contre la volonté de leur peuple, subit aujourd’hui les contrecoups de son interventionnisme aveugle et irresponsable.

En effet, les militaires algériens sont, avec le régime déchu de Kadhafi, les principaux fournisseurs d’armes aux touaregs  et au polisario.

Aujourd’hui, ces groupes  touareg et polisarien ont rejoint soit des bandes de trafiquants de drogues qui sévissent dans la région, soit l’AQMI.

La DRS algérienne, voulant donc contrôler et se servir de tous ce beau monde, s’est fatalement planter et conduit le peuple algérien vers une mal vie et l’Algérie au chaos au  plans interne et diplomatique.

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