Par Santinele

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Syndrome de Peter Pan

Peur de l’engagement,

Tendance à repousser aux calendes grecques le moment où on se pose quelque part,

Trouver qu’avoir des enfants c’est une folie de nos jours…quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend

Tendance à l’isolement,

Sentiments mitigés face à l’autre sexe quand il s’agit de cette relation étrange qu’on appelle amoureuse (je ne peux pas m’empêcher de visualiser un paquet ridicule rempli de guimauve roses et blanches, c’est comme çà),

Et paresse – voire grosse fatigue – à l’idée de passer plusieurs années aux côtés d’un(e) parfait(e) inconnu(e) qui sera éventuellement le(la) père(mère) de ses enfants…si enfants il y a.

Et trouver confirmation et justification de ce fonctionnement dans l’état du monde dans lequel on vit. Sorte de “A quoi bon” pernicieux et rampant là depuis on ne sait quand. Malgré les nombreux exemples autour de soi de gens qui osent, s’engagent, avancent dans ce sens : donner la vie, construire. Et faire tenir, conserver. Certains vivent des situations inextricables avec brio et panache, suite à ruptures, divorces et recompositions de foyer. D’autres élèvent leurs enfants seuls, d’autres sont en famille, papa-maman-les-enfants. D’autres…ne le font pas. Mais en crève d’envie peut-être.

Pas difficile de leur envier ce courage d’être allé si loin dans le cycle de la vie, Le cycle éternel, Qu’un enfant béni, rend immortel, La ronde infinie, De ce cycle éternel, C’est l’histoooooooooiiiiiiiire, l’histooooooiiiiiiiiire de la vie…

Il paraîtrait que cette liste non-exhaustive de caractéristiques de pensée caractérise un candidat présentant un syndrome : le Syndrome de Peter Pan. Le Wikipède à roulettes rapporte les phases de ce Syndrome :

Il semble qu’il y ait plusieurs stades :

  • De 10 à 15 ans : les symptômes apparaissent, avec une certaine irresponsabilité de l’individu, une angoisse face au monde extérieur, une certaine solitude et un conflit face au sexe.
  • De 16 à 22 ans : un certain narcissisme, doublé parfois d’un machisme (ou misandrie) apparait.
  • De 23 à 25 ans : l’individu peut se plaindre d’une insatisfaction face à la vie et une inadaptation au monde extérieur.
  • De 26 à 30 ans : début de la phase chronique du syndrome.
  • À partir de 45 ans : l’adulte tente de retrouver son enfance face à un style de vie qu’il n’a pas choisi (avec la culpabilité d’avoir « perdu » des années).

Alors, puisque “Notre époque résonne telle une porte close.”

On répond : “Et nous, comment fait-on, sur quelles idées on se repose ?”

Se reconnaître dans ce Syndrome, c’est accepter d’être atteint de quelque chose, donc d’être malade en quelque sorte. D’avoir un “problème”, de pas tourner rond, et çà c’est pas évident à regarder en face. C’est là que çà va pas. Une autre version du réel arrive donc. On pourrait tout simplement se dire que certains d’entre nous sont simplement “comme çà” : soit faits pour vivre une vie de famille, de couple etc. Soit pour vivre d’autres choses : célibataire, sans enfants, à la Hans Christian Andersen qui s’est régalé avec les enfants des autres…sans pour autant sauter le pas d’en “générer” lui-même.

On peut voir les choses sous différents angles…vivre cet état de fait comme un état de fait, sans trouver que çà fait souffrir, soit reconnaître que quelque part, y’a un truc qui va pas et qu’il va falloir creuser dans le noir de ses propres profondeurs pour comprendre et désamorcer et fonctionner différemment après avoir trouver la panne.

En attendant, Peter Pan reste un sympathique personnage, vivant hors du temps, ou plutôt là où le temps est élastique à souhait. Dysney nous en a fait un sacré film d’animation, on se souvient tous – ou presque – du crocodile qui a avalé le réveil, çà en dit long…

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