Variation à l’identique

Qu’il me soit permis de douter du bon sens dont je tâcherai pourtant de faire preuve lors de cette courte rédaction en quelques volumes. En outre, permettez-moi d’introduire, en guise d’exorde, ce simple prologue; on ne le répètera jamais assez, l’écriture écrite n’a pas d’autre fin finale que de ne rien dire de façon à rester muette. Mais silence! Nous vivons une heure par trop périlleuse pour se perdre ainsi en de vaines divagations frisant la puérilité enfantine de mioches attardés.

Après cette introduction, je vais poursuivre mon propos par l’annonce du plan qui découle immédiatemment d’une problématique aussi obscure que possible, car le supsens, il n’y a que ça de vrai! C’est alors qu’intervient le développement, inéluctable, monautomne, annonce élémentaire d’une conclusion sans fin, qu’il me faut bien étayer par d’innombrables exemples, de préférence tirés de ma propre expérience, pour rester concret (car l’abstraction, ça fait mal au dent, tout le monde le sait). Et là, magie, j’ai la certitude d’être en plein dans mon sujet, à savoir: « le rien-dire est-il possible » (citation tirée d’une œuvre douteuse intitulée Traité du boire juste pour voir, aux éditions Tourne le dos à ton miroir, et dont l’auteur anonyme n’a pas souhaité taire le nom de son identité apocryphe.)

C’était hier! Alors que j’imitais scrupuleusement la démarche de l’homme errant, je tombais nez à nez avec un écriteau sur lequel figurait mon nom en lettres capitales. Aussi, craignant la notoriété, m’empressais-je aussitôt de l’effacer du bout de l’encre, grattant petit à petit toutes les traces d’ongle qui pouvaient résister à l’orage de ma frayeur. C’est que nous sommes dans un pays où tout se sait! Rendez-vous, conte: n’importe qui aurait pu me reconnaître! Enfer et damnation! Sainte Marie du fond du puit! Qui pourrais-je suicider si l’on sait qui c’est! L’énorme paradoxe me sautait aux yeux. Quel affreux cauchemar! Il aurait sans doute fallu que je finisse mon vers avant de terminer.

Sale alcool. Vilaine joie de salitude La vaine joie sur le sol est sale attitude, de damné. Sale alcool! (Oui, il faut de ces phrases « choc » pour effrayer son public.) Mais silence! Trève de plaisanterie; j’espère, j’ai ce père, geai se perd, Rrose Sélavy? Oui, je connais mon marchand de sel, mais qu’importe.

Après tout, c’était hier. stfu, ftw or wtf, as you want; double rainbow :)

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6 commentaires

  • hidalgo (119 comments), le 4 février 2011

    oula, ca s’arrange pas!

  • Rita (60 comments), le 4 février 2011

    Il y a des gens qui postent sur facebook un rapide : “chuis beurre”, puis le lendemain un laconique : “GDB” (gueule de bois), pui il y a Corsaire Sanglot qui dit tout ca en un long article. Bien joue! ;-)

  • George (169 comments), le 4 février 2011

    C’est tout à fait ça ! Pourtant on n’a pas bu grand chose cette fois-ci ;)

  • hidalgo (119 comments), le 4 février 2011

    ben je l’ai eu juste avant qu’il aille au lit le sagouin!, en gros il etait 3h du mat en France, il picolait du St james!!!

  • Rita (60 comments), le 5 février 2011

    On pourrait ouvrir une nouvelle categorie pour lui : exercice de style! ;-) Ces articles sont toujours bien torche et bien leche, ca fait du bien! d)

  • Corsaire Sanglot (51 comments), le 5 février 2011

    merci pour le compliment, mais par pitié, ne m’enfermez pas dans une catégorie spéciale: j’assume bien volontiers de ne pas pouvoir être classé ailleurs que dans “vrac”, catégorie de ce qui n’est pas identifiable par excellence.

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