La langue française est réputée pour être particulièrement difficile à apprendre, écrire sans fautes peut parfois s’apparenter à un sacerdoce (pour les futurs profs), à un exploit (pour les fans des dictées de Bernard Pivot), ou encore à un truc qui sert à rien et qui broute le chou (pour la plus grande majorité…). Certains ont osé décerner le titre de « science des ânes » à l’orthographe, tandis que d’autres ont trouvé la solution du correcteur orthographique moins fatigante que la relecture attentive de leurs œuvres (moi le premier!). A l’heure du sms et du travailler plus pour gagner plus, plus question de perdre son temps avec de telles futilités. Et pourtant, quelques affreux et invincibles gaulois résistent; rendez vous compte, après avoir passé de nombreuses heures à apprendre le Bescherelle par cœur, comment ne pas en vouloir à son prochain de ne pas savoir conjuguer le verbe surseoir à la deuxième personne du singulier de l’imparfait du subjonctif! Il est pourtant assez fréquent de dire quelque chose du genre: « J’aurais été agréablement surpris que vous sursissiez vos délibérations pendant le repas »… Non?

Trêve de plaisanteries, passons aux choses sérieuses: si vous êtes soucieux de votre bon français et que de temps à autre le doute vous hante (fantaume, hum…, ça prend un accent circonflexe sur le a ou sur le u?…), il existe une solution. Mais je vois, vous êtes fainéants et le dictionnaire est dans la pièce d’à côté. Pas de panique, il en existe de très bon en ligne, mais lequel choisir? Eh bien, si vous voulez mon avis, ne prenez pas le premier venu parce-que ce n’est pas le meilleur. La référence que j’utilise quasiment quotidiennement c’est le TLFI, ou Trésor de la Langue Française Informatisé. Et n’allez pas croire que c’est comme la lessive qui lave plus blanc que blanc, il y a une réelle différence.

L’argument d’autorité: c’est le CNRS qui l’a fait, il s’agit donc d’un outil universitaire répondant aux exigences des cerveaux littéraires les plus brillants de notre nation. Un autre argument: il présente de nombreux outils qui facilitent la recherche. Lorsque vous tapez un mot, par exemple « phentaummes » (je ne sais vraiment plus comment l’écrire celui-là), et bien le TLFI n’est même pas impressionné et, ni une ni deux, il trouve l’article « fantôme », avec sa définition, son code grammatical (adverbe, adjectif, substantif, féminin, masculin, bi, homo,…), plein d’exemples et de citations des meilleurs auteurs, des synonymes, et bien d’autres choses que les curieux apprécieront. Un avantage non négligeable se trouve dans la présentation que vous pouvez personnaliser (les exemples en violet, les définitions en rouge…), et ça donne quelque chose comme ça:

tlfi

Et pour les plus fainéants, ceux qui ne connaissent que la prononciation du mot qu’il veulent écrire, ne soyez pas désespérés, le TLFI à une réponse à tout: vous pouvez même faire une saisie phonétique:

saisie phonétique

Maintenant, sachez qu’il existe aussi des solutions si vous ne savez plus conjuguer un verbe

Pour les amoureux de la langue française, il vous sera toujours utile de consulter le Littré (célèbre dictionnaire du XIXe), ou encore le dictionnaire de Féraud (XVIIIe).