Par George

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Google Wave, premières impressions

Voici une dizaine de jours qu’ayant eu accès à Google Wave grâce à @glenux, béni soit-il, alléluia, je teste cette nouvelle application du géant de Mountain View. Voici, après de nombreuses heures perdues passées à essayer d’en comprendre l’utilité et le fonctionnement, mes premières impressions :

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Tout d’abord, on se sent seul. Très seul. Les seul contacts que l’on a sont la personne vous ayant invité et, si vous avez de la chance, les rares contacts gmail ayant eux aussi accès à Google Wave. Soit dans mon cas, un lointain cousin avec lequel je n’ai aucun contact, et la généreuse personne que je ne connaissais pas m’ayant gracieusement offert une invitation. Dur de trouver un intérêt à un outil de communication dans ces circonstances.

J’ai tout de même testé l’outil, seul, en essayant ses différentes fonctionnalités. C’est là que j’ai réalisé que Google Wave n’est même pas une bêta mais une simple “preview”. Ergonomie misérable, bugs innombrables, d’une gourmandise en ressources effrenée, les défauts sont si nombreux que l’on ne peux qu’admirer les rares pionniers passant par dessus ces obstacles rédibitoires pour exploiter quand même, tant bien que mal cet outil.

La découverte des waves publiques, ainsi que le fait que trois collègues m’aient rejoint rapidement sur cet outil m’a certes permis d’en tester plus sérieusement les aspects partage et communautaire, mais cela n’a pas suffit à me convaincre de son utilité immédiate.

Google Wave, quel nom présomptueux ! L’utilisation de cette nouvelle application de Google évoque plus un bourbier marécageux, une fange boueuse, qu’une “vague” sur laquelle le publiciste en mal d’inspiration ayant trouvé ce nom, d’une banalité affligeante, aurait aimé nous voir “surfer”.

Malgré ces innombrables défaults, dont le premier, à mon avis, est d’avoir été proposé au public trop tôt, Google Wave me semble pourtant suceptible, une fois correctement débuggué, de bouleverser de nombreux aspects du web tel que nous le connaissons.

Cette outil se situe à mi-chemin entre le mail classique, le forum, le wiki… Il intègre la majeure partie des outils Google et pourrait se substituer aussi bien à Google Documents qu’à Gmail.

Une wave peut être éditée par n’importe quelle personne y ayant accès, et les réponses peuvent composer une arborescence proche de ce que l’on peut trouver sur certains systèmes de commentaires de blogs. L’intégration des API Google, l’utilisation du drag-and-drop, la possibilité d’utiliser des bots ou des gadgets développés par la communauté laisse augurer d’une richesse inégalée aussi bien concernant les contenus que leur interactivité.

Un élément, toutefois, me perturbe : les contacts Waves sont partagés avec les contacts Gmail. Or il est possible, un peu comme dans Twitter, d’interagir sur n’importe quelle wave publique. L’on peut donc voir tous les participants de celles-ci, les ajouter dans ses contacts… La notion de vie publique/privée devient de plus en plus floue. Une gestion de ses contacts plus complexe me semble nécessaire.

Comment obtenir une invitation à Google Wave ?

Vous pouvez faire une demande directement sur le site officiel, et prier. Une solution plus rapide et efficace est de passer par Twitter. De plus en plus de personnes proposent des invitations. Il suffit d’être réactif ! Faite une recherche, il est probable qu’un généreux donateur vous fasse profiter d’une invitation dont il ne sait que faire. Attention à fournir une adresse gmail pour toute demande !

Pour mieux comprendre Google Wave (seuls ceux ayant un compte peuvent suivre ce lien) : Bien démarrer avec Google Wave.

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