Pour rebondir sur l’article « Facebook a 5 ans » de George, je me suis penché il y a quelques temps de cela sur Hotmail et son fonctionnement, ses applications, et bien sûr, ses problématiques.
Hotmail, semble être lui aussi prit par la frénésie des collectes d’informations sur ses usagers, ceci dit d’une toute autre manière. Avec 43,5 millions d’usagers (notons tout de même une baisse de 5% du nombre d’usagers pour 2008), l’accès aux informations de ces derniers ouvrirait des perspectives financièrement alléchantes. J’ai donc pris le temps de fouiner dans les applications et toutes les options disponibles sur ce service et là, j’avoue avoir été subjugué par les découvertes que j’ai faites.
J’avais déjà pu observer plus tôt que certaines de mes informations étaient disponibles librement pour les autres utilisateurs, j’avais donc passé de longs moments il y a deux mois à cocher et décocher , sélectionner et désélectionner toutes les options. Mais Microsoft a la manie de changer très souvent de version, et à chaque fois, par défaut, hotmail part du principe que vous êtes d’accord pour tout partager, tout.
Par exemple, hotmail est pourvu d’une page d’actualités que vous ne pouvez plus supprimer, ou bien alors, il faut le faire élément par élément, ensuite votre page d’accueil est accessible à tous, et je dis bien tous, même en désélectionnant tous les contacts. Vous pourrez sélectionner les différentes rubriques pour modifier vos autorisations, mais même là encore une fois votre page d’accueil sera accessible à tous vos contacts (mail et msn). Et en plus, cela vous prendra une heure minimum si vous savez jouer du clavier de la souris et des raccourcis clavier.
Et pour modifier les autorisations, sachez qu’il y a quelque chose comme 15 rubriques parfois composées de sous-rubriques. Pas facile. Je me suis surpris moi-même à voir tout ce qu’on pouvait laisser comme traces sans le savoir ni le vouloir.
Mieux encore, il existe une rubrique favoris, si vous ne faites pas attention, on peut même voir les sites que vous visitez. Et encore une fois, tout est public par défaut.
On peut alors se poser la question du sens de cette « accessibilité » par défaut. On peut imaginer la gigantesque quantité de fichiers disponibles pour Microsoft qui ainsi se trouve avec la possibilité d’acquérir et pourquoi pas d’utiliser vos informations, voire les revendre. D’où le lien avec Facebook et sa base de données. Mais là, par « défaut » les utilisateurs ne savent même pas qu’ils sont en train de mettre sur le web des données les concernant. Un manque de clarté de la part de Microsoft qu’il me semblait important de souligner.
Hidalgo




